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samedi 02 décembre 2006

Commentaires

julien

Il faut croire que la nature de la vie politique française a changé depuis un certain temps, on l'a déjà vu pendant les élections de 2002. L'intérêt que porte nos politiques pour les sondages et maintenant les audimats fixe cette nouvelle donne dans le marbre. Mais est ce encore de la politique?
Pendant cette longue, très longue émission d'A Vous de Juger, Sarko n'a pratiquement jamais été contredit. France 2 et cette formidable émission qu'est pourtant A vous de Juger est devenue l'espace d'une soirée TV UMP. Néanmoins, ce fut intéressant, l'occasion pour chacun militants ou indécis de trouver les arguments et de construire les contres arguments. Qu'en sera t il pour les autres candidats (si tant est que ils/ELLES acceptent) ? A partir de quand le temps de parole est il décompté?

La nature de la politique changeant, on se trouve un peu perturbé face a cet intérêt pour l'audimat, déjà les sondages c'était moyen mais la s'en est presque dérangeant.

PS: Et pourquoi pas une émission de "webradio"? je sais c'est une idée vague, sans doute difficile a organiser... il est clair que c'est toujours appréciable de pouvoir échanger. Et que pensez vous des émissions type : "les auditeurs ont la parole" ou autre?

Pascal L.

Malheureusement je crois que c'est vrai : joute oratoire ou pas, il suffira peut-être de rester poli pour voir Ségolène reprendre le flambeau du célèbre Houdini en se faisant... disparaître elle-même !

Ce dont certains se réjouiraient au P.S., surtout après un week-end aussi mouvementé !

Oui, après un tel week-end (qui est loin d'être terminé puisqu'on n'est que samedi soir !), plus rien ne m'étonnerait de la part de Ségolène !!! Là on est entré à toute vitesse et de plain pied dans ce que j'appellerais l'amorce d'un suicide politique ! Il faut dire que les temps sont durs ces jours-ci pour la championne provinciale...

Sa visite au Liban qui se transforme en complot anti-Ségo, une Ségo qui, en gros, "aurait laissé dire" par un représentant du Hezbollah que les israéliens se comportent un peu comme des nazis (...) et qui aurait même enfoncé le clou en disant, entre autres, que la politique de George Bush en Irak est un désastre !

Evidemment c'est vrai (en tout cas à-propos de Bush) et nous le savons tous, mais enfin... est-ce que c'était à Ségolène de le dire ? Au nom de "qui" ? Et puis surtout, en sa qualité de représentante de "quoi" ? De mascotte rurale, mais néanmoins parfumée, du petit groupe des copains de François (Hollande) ?

Notez que je rigole mais François, lui, ne doit pas rigoler du tout à l'heure qu'il est !

Et je me mets à sa place : il faudrait quand même que quelqu'un songe à dire à Ségolène qu'elle doit arrêter de se prendre pour le Président ! Idéalement, il faudrait même qu'elle ne dise plus rien du tout ! Ou qu'on trouve un système, avec une oreillette par exemple, qui permettrait à quelqu'un de plus... comment dire ça gentiment, qui permettrait à quelqu'un de plus "expérimenté" de lui souffler les bonnes réponses, de sorte qu'elle puisse au moins les répéter mot-à-mot, si toutefois c'est dans ses cordes !

Là où Ségolène a fait très fort, c'est en choisissant précisément le Liban et Israël pour sa première vraie sortie du terroir (peut-être un conseil amical de Fabius et de DSK ?).

Il y a quand même "mieux", comme destination, pour étrenner un nouveau tailleur et quand on veut, accessoirement, faire ses premières armes sur la scène internationale !

Et maintenant, voilà notre Ségolène nationale prise à son propre piège ! Elle qui voulait à la fois marcher sur les plates-bandes de MAM, se montrer à l'étranger et faire taire les rumeurs disant qu'elle est une authentique nullité en politique étrangère... BADABOUM ! La totale !

En une seule réunion, elle a réussi à démontrer que l'attrait de l'uniforme (de la FINUL) peut parfois conduire trop loin, elle a confirmé qu'il valait mieux qu'elle ne sorte pas de sa province, et elle a nourri pour une bonne semaine les soirées de franche rigolade de tous ceux qui la voyaient déjà comme une franchouillarde de base (un peu lobotomisée sur les bords), incapable d'émettre un son dès l'instant où l'on parle d'autre chose que de pinard ou de camembert.

Et je ne parle même pas du grand George qui, c'est sûr, a du être plus que contrarié par cette petite campagnarde frenchie, qui se voit déjà à la tête d'un pays réputé, outre-Atlantique, pour abriter le plus fort taux de grandes gueules au kilomètre carré !

MERCI SEGOLENE !!! Nous on ne t'avait rien demandé et nous ne sommes pour rien dans tes singeries, pourtant dans le Monde entier c'est encore "nous", les Français de base, qui allons être appelés du doux nom de... "French bastards" !

Royal, non ?

Si encore c'était tout ! Mais non ! Tout ça ce n'est rien. Le pire... Le pire c'est que Ségo, pour se défendre "d'avoir laissé dire que", n'a pas pu s'empêcher de citer des témoins de la scène, comme l'Ambassadeur de France en personne ! Vraiment on se croirait à la maternelle !

Devant les caméras, Ségolène en a (encore) rajouté une couche en précisant que Jacques Chirac lui-même disait que la politique de Bush en Irak était un ratage total !

... là mes amis, je ne sais plus quoi dire. On passe du comique au tragique. Mais en même temps tout s'explique : pour ceux qui se demandaient encore pourquoi Ségolène sonnait toujours faux sans que l'on sache vraiment pourquoi, le mystère est enfin élucidé ! En réalité, Ségolène s'inspire secrètement des déclarations du... Président en exercice !

Ca fait froid dans le dos, de se dire qu'une candidate à la Présidence de la République est capable de cumuler autant de bourdes monumentales en aussi peu de temps ! Personnellement je n'ai jamais vu çà !!!

Et je crains fort qu'au P.S. on commence à se dire que, puisque "les femmes battues" doivent faire l'objet des premières mesures qui seraient prises par Ségolène si elle accédait à la fonction suprême, il ne serait peut-être pas tout à fait hors-sujet de lui mettre une bonne claque pour lui remettre les idées en place !

Quant aux militants du P.S. éclairés qui surfent sur Internet, ils se rappelleront peut-être de ce texte plutôt intéressant qui détaillait la manière dont, depuis le début de sa "carrière" politique, Ségolène avait surtout cultivé (avec beaucoup de réussite) l'art de toujours se poser... en victime.

Là Ségolène, je dois dire que tu as fait vraiment très fort ! Tu me poses un sacré problème ! Tu me mets le nez dans le caca et je suis obligé de retirer tout ce que j'ai dit avant-hier (a fortiori après les réactions enthousiastes qui ont suivi le passage de Nicolas Sarkozy chez Arlette Chabot) : encore un ou deux épisodes comme celui-là et on se mettra à parler d'un nouveau virus qui pourrait s'appeler... allez, au hasard, le Jospinola ! Tu sais, c'est le virus qui frappe le candidat du P.S. qui termine une Présidentielle... derrière le candidat du Front National !

Au fait, à-propos de la webradio : si c'est avec Ségolène, là tout de suite je préfère discuter avec une meule de foin.

côme

Je suis d'accord avec Julien sur un point c'est que Sarokzy n'a pas du tout été bousculé.
Par contre selon moi c'est plutôt une mauvaise chose pour lui. Il a besoin d'action pour être en réaction, là où il est le meilleur. Au final Arlette Chabot (aKa la Mamie Nova de l'interview politique) en restant si tranquille, à pas mal perturbé Sarkozy qui n'est pas toujours très crédible en professeur calme et didactique.

Pascal L.

Là, Côme, je n'ai qu'un mot à dire : BRAVO ! Très bonne peinture d'un Nicolas qui semble (encore) bien plus à l'aise dans le pugilat que dans la simple conversation de salon !

Pabrantes

Je vais peut-être vous étonner, mais j'aurais aimé que les sondages disparaissent durant les 6 mois avant les élections. Ils ne font pas une élection, mais brouille inutillement le débat.

A mon sens une élection devrait se gagner en confrontant des idées et une stratégie pour atteindre les objectifs présentés.

Avec de vrais débats (Pas comme ceux du PS) et confrontation de chiffres, de graphs et autres ppt. Qui seraient mis à disposition des citoyens pour évalution.

Ce qui m'intéresse aujourd'hui c'est de trouver une idée pour que tous les gens qui ont le droit de voter, Y AILLENT !

Nous avons la France que nous méritons.

Pascal L.

Je suis d'accord avec vous sur un point Pabrantes, dans une France idéale, il ne devrait y avoir de sondages que jusqu'à ce qu'il ne reste que quatre ou cinq candidats majeurs, et tous alors devraient se rencontrer, mais c'est compter sans la conception préhistorique de la politique à la française qui veut que, par convention, le candidat de Gauche doit présenter non pas un vrai contenu, mais plutôt une "façade" totalement différente de celle du candidat de Droite (qui lui-même ne doit pas présenter un vrai contenu, etc.).

D'ailleurs si vous suivez régulièrement les débats à l'Assemblée Nationale ou les séances de questions au Gouvernement, vous observerez que ce qui motive vraiment nos hommes politiques, c'est surtout la nécessité impérieuse de maintenir une opposition de principe sur (absolument) tous les sujets, même lorsque le sujet lui-même est très simple et que tout le monde est d'accord sur les solutions à adopter !

Le clivage Droit-Gauche tel qu'il existe et tel que les politiques veulent le maintenir exclut de fait toute idée de confrontation des propositions, et toute évaluation objective des citoyens.

C'est ce qui tue la politique dans notre pays, c'est même (je pense) ce qui tue notre pays. Disons-le une fois pour toutes : on ne peut pas servir "et" son parti "et" la France, car les deux sont incompatibles. Par définition.

J'irai donc finalement beaucoup plus loin que vous : à mon avis il est grand temps de
passer à la VIème République, chose qui serait tout à fait envisageable si les politiques faisaient leur métier de base, à savoir "collaborer" (étymologiquement, travailler ensemble) au service de la Nation.

Mais c'est loin d'être le cas, et en abordant un tel sujet on est à des années-lumières de la réalité, que résume très bien le titre du jour choisi par Laurent Bazin himself : "Audimat, ergo sum ?".

Moi je ne suis pas un homme politique, donc je n'ai pas, même en votant, le pouvoir de changer tout çà, mais je crois que si j'étais un homme politique la première chose que je ferais... ce serait de changer de métier ! Ne serait-ce que pour me sentir en accord avec moi-même !

Les hommes politiques sont beaucoup moins compliqués. Chacun d'eux est comme une blatte, perdue au milieu de centaines d'autres blattes qui courent toutes dans la même direction, et celui qui aurait la mauvaise idée de vouloir remonter le courant serait immanquablement emporté par le flot.

Alors NON : ce n'est pas parce que quelques centaines de personnes courent toutes dans la même direction que nous avons la France que nous méritons ! Et la France actuelle ne mérite pas davantage nombre d'entre nous !

C'est désolant mais c'est comme çà, et c'est cela qu'il faut changer.

Sinon... Je serai contraint de vous dire qu'il y a une phrase qui me dérange, mais que j'entends parfois prononcer (de plus en plus souvent) à des heures de grande écoute à la télé, et cette phrase c'est : "J'ai honte d'être Français".

J'aimerais parfois me dire que ce ne sont que des mots. Malheureusement c'est rarement le cas.

côme

Je suis d'accord sur le fait que les sondages troublent les débats (et d'accord aussi pour dire que si par débat on entend ce qui a été organisé par le P.S on est loin du compte) néanmoins peut-on quantifier les votes influencés directement par ces sondages? Ce serait ôter tout pouvoir critique aux citoyens. D'autant que les sondages se trompent régulièrement.

De mon côté je continue à croire qu'une campagne présidentielle fait porter de lourdes et grandes responsabilités à des médias qui souvent font tout pour les fuir. C'est aux journalistes de faire leur boulot d'"investigation" et ce même quand un invité est devant eux. D'ailleurs n'est-ce pas là, quand un candidat à l'élection présidentielle est juste en face d'eux, que les journalistes devraient véritablement effectuer un travail d'investigation??

Les journalistes y sont tellement peu préparés qu'on rigole doucement lorsqu'on voit cette pauvre Claire Chazale bousculée par François Bayrou.

Enfin je ne pense pas que parti et pays soient forcément incompatibles... Le vrai problème arrive lorsque pour des raisons partisannes on en voit certains refuser de mettre en marche une réforme nécessaire afin de faire des problèmes un moyen, un enjeu électoral, une façon de maintenir la tête hors l'eau en s'appuyant sur le dos des petits français (imigration, éducation, retraites...) Mais bon... on a bon dos et la mémoire courte... alors pourquoi se priver?!

PatMY

Tout à fait d'accord avec Pabrantes sur les sondages et sur les autres points qu'il aborde.

Bien à vous.

Gilbert Sorbier

Pabrantes,
Tout ce que racontent Nicolas Sarkozy, Ségolène ROYAL et même François Bayrou, n’a absolument aucun intérêt.
Pour que ça ait un intérêt, il faudrait d’abord qu’ils nous expliquent comment ils vont financer ces fameuses ruptures indispensables à la survie du pays. Le fameux « coup de boule amical » de Sarko (Pascal L.) à + 47 milliards, la rupture molle de Bayrou à 75 milliard, ou la rupture « à préciser » de ROYAL à 80/100 milliards. OU vont-ils trouver l’argent pour que pour la première fois depuis 30 ans un président puisse tenir ses promesses.
TOUT, absolument TOUT ce qu’ils disent est du VENT s’ils ne comprennent pas ce qu’est la RUPTURE que nous sommes les seuls avec l’Italie à ne pas avoir compris.
TOUTES, absolument TOUTES les interviews des journalistes sont nulles et non avenues –en l’absence de cette question préalable-.
On traiterait de folle une ménagère qui partirait faire ses course avec des dettes et un porte-feuille vide.
Il serait bien venu que la presse arrête de faire semblant et de jouer au jeu de Mr Sarko et Mme Royal : « S’il vous plaît racontez nous un conte à dormir debout ! » et commence enfin l’interview par « Mr le Candidat, pour être crédible, dites nous déjà comment vous allez ramasser le 100 milliards nécessaires à la remise en marche de nos corps d’états en faillite, et sans faire de dettes supplémentaires ? »

côme

Certes moi aussi cela m'intéresserait de savoir comment ils vont financer tout ça... Ce que j'aimerais aussi c'est accroître mes connaissance économiques. Vous souhaitez qu'ils expliquent mais comment l'explication peut-elle être exhaustive, compréhensible?

Allez jeter un oeil là : http://www.finances.gouv.fr/themes/finances_etat/budget/index.htm

Ah c'est sûr il y a de belles couleurs et j'arrive à lire, je comprends même les mots. Malheureusement ça ne me parle pas!! Vous évoquiez la nécessité d'informations M. Sorbier, je suis pour... mais de l'information pour qui?? comment?? ... Faut-il que chaque candidat viennent voir chaque citoyen avec un économiste histoire d'exliquer? Ou peut être est-il possible d'envisager des "nuits éco" à la télé : une nuit = un candidat qui passera 5 ou 6 heures à faire de l'explication de budget.

Comment faut-il que tout cela s'organise? Et encore une fois à qui cela va-t-il s'adresser? Car je ne suis pas certain que le fonctionnement économique d'un pays soit le même que celui d'un foyer.

DDi

Au fait, pour information, Monsieur Sorbier, comme vous vous permettez de m'appeler "mon petit choux", je voulais vous indiquer que cela ne prend pas de "x"...

Chou, genou, bijou, enfin, etc. , vous connaissez la règle de grammaire.

Sans rancune et amitiés.

DDi

Au fait, pour information, Monsieur Sorbier, comme vous vous permettez de m'appeler "mon petit choux", je voulais vous indiquer que cela ne prend pas de "x"...

Chou, genou, bijou, enfin, etc. , vous connaissez la règle de grammaire.

Sans rancune et amitiés.

Gilbert Sorbier

Pascal,
Merci d’avoir bien saisi MON problème qui d’ailleurs se trouve être VOTRE problème et je devrais dire NOTRE problème, car je voudrais bien que notre cher Côme nous explique qui va financer le budget de la France et de tous les français, si ce n’est le monde du travail ! J’aimerais bien qu’on m’explique qui d’autre que ces forces vives de la nation que sont nos moyens de production et de services va financer toutes ces fameuses ruptures.
Je pensais qu’il était facile de comprendre que si ce problème n’est pas solutionné TOUT le RESTE n’était que promesses électorales condamnées à ne pas être tenues, comme toujours depuis 30 ans.
De toute évidence, je m’exprime très mal, puisque quelqu’un de très intelligent comme DPI ne comprend pas que PAS de BUDGET= PAS DE PROMESSES TENUES.
Alors aidez moi !
J’aimerais bien savoir ce qui vous trouble dans ce que j’avance !
Pour être franc, et pour avoir été en but au scepticisme de mes pairs dans ma profession et avoir été obligé de produire moi-même mes propres créations pour prouver leur avantages : je connais à fond ce refus de regarder toute proposition dérangeante d’un œil neutre et objectif.
S’il vous plait, faites moi l’honneur d’essayer de comprendre au moins ceci :
On ne peut continuer plus longtemps d’écraser le travail en prétendant lutter contre le chômage.
J’ai toujours essayé d’être un patron social –en France - les lois fiscales nous en dissuadent.
Est-ce que je m’exprime mal, de quelles précisions avez-vous besoin ?

Dites moi que je me trompe en pensant qu’en fait, le petit jeu de massacre avec les têtes des candidats est en fait tout simplement trop marrant pour aborder des sujets concrets, compliqués et gonflants !

Mon cher Côme, Suis-je ne colère ? J’ai des enfants dont l’un passe son Bac cette année, que je vais mettre en IUT pour qu’il ne fasse pas « un bac + 5 » au chômage de plus. Tous les pays de la vieille Europe à l’exception de la France et de l’Italie ont effectués leur révolution fisco-socio-économique.
Et ce sujet est passé sous silence parce qu’il dérange trop de monde. Et l’on préfère se marrer au sujet de supposées tares physiques ou intellectuelles des candidats, continuez, ça va vraiment nous sortir de la m…..
Alors, je ne sais pas si je suis en colère ou écoeuré, mais il est sûr que j’ai du mal à accepter ce négativisme ambiant.

come

M.Sorbier, faites au moins l'effort de lire ce que les autres écrivent.

Qui a dit que la question du financement des programmes ne devait pas être au coeur du débat??

Etes-vous allé visiter ce site :
http://www.finances.gouv.fr/themes/finances_etat/budget/index.htm

J'y suis allé avec l'intention de découvrir les finances françaises de plus près. Et j'avoue ne pas comprendre beaucoup de choses car je n'ai pas les connaissances nécessaires en économie, je ne peux mettre en perspective etc...

Vous dites :"On ne peut continuer plus longtemps d’écraser le travail en prétendant lutter contre le chômage.". Fantastique... mais allez y à fond, proposer des choses histoires d'éclairer les gens comme moi, qui ont soif d'apprendre. Vous parlez de "patron social".. quelle est donc cette définition de vous même? Qu'est-ce que ça signifie? Vous donnez l'impression d'y tenir beaucoup à cette formulation. Où se situe la frontière entre patron social et paternalisme??

Ce qui me fait réagir lorsque M. Sorbier parle du budget des programmes c'est qu'il donne l'impression que c'est le seul sujet valable. Bien sûr que c'est primordial mais plutôt que de nous dire dix fois la même chose ("je veux des explications", on avait comrpris dès le départ), répondez à cela (et je cite mon commentaire précédent puisque vous ne semblez pas les lire) :

"Vous évoquiez la nécessité d'informations M. Sorbier, je suis pour... mais de l'information pour qui?? comment?? ... Faut-il que chaque candidat viennent voir chaque citoyen avec un économiste histoire d'exliquer? Ou peut être est-il possible d'envisager des "nuits éco" à la télé : une nuit = un candidat qui passera 5 ou 6 heures à faire de l'explication de budget.
Comment faut-il que tout cela s'organise? Et encore une fois à qui cela va-t-il s'adresser? "

N'ayant, moi-même, pas de réponse à ces questions qui sont au centre de votre discours sur ce blog peut être allez-vous pouvoir y répondre.

Et puis sinon qu'est-ce qui vous empêche de demandez aux partis directement? mail, téléphone... il doit bien avoir un moyen d'obtenir des précisions?!

Dans tout les cas je trouve assez étrange quand une personne déclare avec autant de force : le sujet N°1 c'est celui là et c'est tout. Excusez moi mais j'ai le droit de ne pas être entièrement de votre avis. Or j'ai l'impression désagréable que les gens qui ne sont pas de votre avis... vous n'aimez pas.

Pabrantes

Bonjour à tous,

En plus d'avoir été dirigeant d'entreprises, j'ai formé à la création d'activité. Alors, je rejoins beaucoup des remarques ci-dessus.
Y a-t-il un seul français qui va faire des courses sans argent ? AUCUN !!

Pour autant, peut-on procédé à de grandes coupes franches dans les budgets? Je n'en suis pas certain. Les effets seraient probablement plus néfastes que bénéfiques.

Au début du débat sur la Loi de finance 2007, je suis allé sur le site du Gouvernement pour comprendre les budgets. Je rejoins les commentaires sur l'illisibilité des budgets. Je me demande même comment ils font pour s'y retrouver eux-mêmes.

Suis-je d'accord avec la répartition du budget ? NON !!

Le Business Plan 2007 (LF2007) de l'état tient plus de l'imbroglio syndical pour préserver le chou et la chèvre que de l'optimisation budgétaire.

La seule chose qui est claire dans ce budget c'est l'impossibilité de le lire et d'en avoir une vision analytique.
Quelle entreprise résistera plus de 8 jours avec de telles dettes et une telle obscurité dans ses comptes ? AUCUNE !!

Pour autant, je pense qu'il faut agir de l'intérieur pour faire bouger cela.

Les milliards, ils sont là. Ils sont collectés tous les ans. Utilisés de façon optimisée, ils pourraient résorber la dette en quelques années. Comment font les français tous les jours quant les finances ne vont plus ? Ils limitent au maximum celles-ci !

Je ne poserai pas la même question que vous M Sorbier. Avant de savoir comment résorber le passif de l'état. J'aimerai que les Français nous disent ce qu'ils souhaitent comme services rendus par l'état. Probablement, aurions nous des surprises qui permettrai d'alléger certains axes budgétaires de la loi de finance. L'état est-il trop présent ou pas assez.

Finalement, que devons nous faire des sommes récoltées annuellement ? Ensuite, nous pourrons envisager d'alléger et d'employer les sommes résiduelles pour résorber la dette. Ce processus me semble réalisable.


PS : Soyons indulgents entre nous sur l'orthographe. L'enthousiasme d'une réponse sur un fil fait que l'on est moins attentionné à écrire correctement. Je crois que ce qui compte, c'est le fond et pour une fois un peut moins la forme. Ou alors, nous sommes revenu 50 ans en arrière où seuls ceux qui maîtrisaient la forme pouvaient donner leur position.

Gilbert Sorbier

Mon cher Côme,
Ce qui est sûr c’est que vous allez m’avoir à l’usure, à force de faire semblant de ne pas comprendre que PAS DE BUDGET = PAS DE RUPTURE = UN QUINQUENNAT DE PLUS POUR RIEN.
Je n’ai jamais dit qu’il s’agit dans le blog d’étudier tout le budget de l’état, il s’agit seulement de demander aux candidats
1° Quelles mesures socio-économiques il vont prendre pour permettre la réduction de chômage et donc la reprise ?
Qu’est-ce que vous ne comprenez pas précisément à cette phrase là, ça ne me paraît pas incompréhensible ?
2° Sur quels autres secteurs vont-ils transférer la taxation du travail ?
Qu’est-ce que vous ne comprenez pas précisément à cette phrase là, ça ne me paraît pas incompréhensible ?
3° Au cours de ces transferts des taxes, comment comptent-ils en profiter pour réduire les écarts de revenus après impôts ?
Qu’est-ce que vous ne comprenez pas précisément à cette phrase là, ça ne me paraît pas incompréhensible ?
4° Au cours de ces transferts de taxes, combien de milliards de recettes supplémentaires comptent-ils prendre pour assurer les « PROJETS » de rénovation de l’état ?
Qu’est-ce que vous ne comprenez pas précisément à cette phrase là, ça ne me paraît pas incompréhensible ?

Pour la définition d’un patron social, je préfère vous donner l’exemple d’un client et ami à moi, leader mondial dans son domaine et qui a refusé de vendre son entreprise aux Chinois qui ne voulaient pas garder tout le personnel avec leurs salaires actuels.
La vie n’est pas une question d’aimer ou ne pas aimer les gens qui ne pensent pas comme nous :
Vous pouvez adorer Nicolas Sarkozy et Pascal peut adorer Besancenot : c’est chacun ses goûts.
Ici il ne s’agit pas de goûts, il s’agit de sauvegarde.

côme

Je comprends tout ça M. Sorbier, l'ironie n'était pas vraiment utile.
Si à vos yeux ces quatre questions résument à elles seules tous les enjeux de la campagne présidentielle c'est que vous devez avoir une idée très précise de l'origine des problèmes de notre pays. Et je vous envie car vous devez aussi avoir une idée de la façon de régler tout ça.

Vous n'avez définitivement pas compris que je parlais de la forme plutôt que du fond : comment peut-on organiser des réponses à vos questions en France? Livres Blanc, émission de télé de 5 heures... Vous êtes de ceux qui devez penser que la forme ne compte pas, pourtant je trouve que ça en dit beaucoup. Vos quatre questions sont tellement larges... Chaque question mérite plus de trois phrases pour réponse. Or ma question c'est ça : comment font-ils?

C'est vraiment de la mauvaise foi que de dire que les hommes politiques ne répondent pas à ce genre de questions. Ce n'est tout de même pas de leur faute si les émissions font 52 minutes, avec des journalistes qui veulent aborder tous les sujets et qui souvent ne maitrisent pas la moitié des domaine dont ils parlent.

Mais bon nous nous sommes clairement ratés sur ce sujet. Ce n'est pas bien grave. Nous risquons de nous rater sur d'autres (et pourtant je vous jure j'ai compris vos questions, je les ai lues, comprises, et je suis même allé chercher des réponses... bon élève que je suis :))... Donc je disais que nous risquons de nous rater souvent surtout si vous ne lisez pas les commentaires dans lesquelles on vous dit 10 fois qu'on est d'accord, en gros, avec vous sur l'importance de tel ou tel sujet et que l'on souhaite porter le débat ailleurs...

Une dernière chose : je suis convaincu que le futur de la France ne se résume pas à 4 questions d'économie...
Je ne vais pas aborder le fond maintenant j'espère que M. Bazin aura l'occasion de lancer un sujet sur ce thème.

côme

oui j'oubliais qu'au départ il s'agissait de réagir au sujet de M. Bazin sur l'audimat et pas sur la projet économique. Raison pour laquelle la forme me semblait plus importante que le fond dans ce cadre là... Il faut aussi lire les titres des sujets !

Gilbert Sorbier

Cher Laurent Bazin,
Comme Nicolas, j’étais du genre petit teigneux toujours prêt se battre, super actif et devenant régulièrement le « patron de la classe ». Il y a trois ans, bien que me définissant plutôt comme un « Radical » dans la grande tradition de Joseph Caillot et de Mendès-France, je suis devenu SARKOZYSTE. Comme Malek Boutih au PS, je pensais que les mineurs qui foutaient le feu aux bagnoles, n’étaient pas des « jeunes défavorisés », mais avant tout des délinquants, et j’approuvais la « Karchérisation » des racailles, qui pourrissent avant tout la vie de leur famille et de leurs voisins. Son dialogue avec Daril Boubakeur me paraissait constructif et son désir sincère de rénovation de la justice et de la police indispensable. Bref ! J’étais séduit par son activisme, son coté « ordre, libéralisme, mérite et justice » et par son franc-parler.
Au cours de cette année 2006, Nicolas a commencé à préciser sa pensée politique :
1° Construction de mosquées au frais du contribuable. Je sais qu’il est urgent de renvoyer les Imams à la solde de Pays étrangers chez eux, mais il y a tellement de bâtiments désaffectés qui pourraient être réhabilités !
2° Remise en cause de la laïcité par la loi de 1905.
3° Allégeance à la politique étrangère de guerre en Irak et pro-Likoud de BUSH.
4° Continuité d’une politique fiscale d’allègement d’impôts pour les plus riches.

Mon attitude politique n’est pas de considérer que l’électeur doit s’aligner sur un programme. Mais que c’est au programme de correspondre à l’attente de la politique de l’électeur et les 4 options précitées sont diamétralement opposées aux miennes. De plus il existe une attitude humaine essentielle, une hygiène morale qui consiste à accorder ses actes à ses paroles et nous attendons toujours qu’après 4 ans ½ de règne sur l'UMP Nicolas accorde son premier acte avec ses vélléités.
J’attends avant tout que les archaïques lois socio-fiscales anti travail qui tuent notre économie soient éradiquées et que l’énorme gâchis du « mille-feuille » régional soit éliminé.

Aucun candidat n’ayant encore précisé ses vues sur ces sujets cruciaux qui permettraient de dégager les 100 milliards nécessaires au redressement de la France, aujourd’hui je peux dire que l’option SARKOZY n’est plus mon 1er choix.

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  • Parce que l'actualité ne s'arrête jamais, je vous propose de partager ici mes commentaires, de réagir aux infos glanées "off" et surtout de débattre ensemble, sans tabou.

    Langue de bois interdite, coups de gueules bienvenus...

L'auteur

  • A 40 ans, je co-anime depuis deux ans la matinale d'i>TELE aux cotés de Nathalie Iannetta.

    Avant de rejoindre le groupe CANAL+, je présentais le 18/20 d'Europe 1 et "Question d'actu" sur LCI. Ancien correspondant de TF1 à Washington et à Jerusalem, j'ai commencé ma carrière par le reportage.