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mercredi 24 janvier 2007

Voilà, c'est (déjà) fini.

J'ai décidé ce matin de fermer ce blog.

Il m'est en effet impossible de continuer l'exercice de transparence que je m'étais imposé le 16 novembre dernier en entamant ce dialogue avec vous. Je réalise aujourd'hui, sans doute trop tard, qu'en vérité on ne peut pas "tout publier". Formidable naïveté de ma part, presqu'inquiétante diront certains après vingt ans de métier.

Nicolas, Segolène et les autres n'y sont pour rien.

Apparemment, dans ma volonté de tout vous raconter, des repas aux coulisses et des plateaux au maquillage, ce sont mes confrères qui ont le plus souffert. En trois mois, j'ai ainsi blessé des journalistes politiques plein de talent et à qui je croyais rendre hommage. Exaspéré d'autres qui ne comprenaient pas mon parti-pris. Déclenché la colère enfin d'ami ou d'ami-d'amis qui se sont sentis mis en cause.

Je le regrette. Je m'en excuse, même si je considère tout celà comme un immense malentendu.

Mais je suis un salarié, mon entreprise a des actionnaires et des intérets et - sauf à vouloir jouer les chevaliers blancs - je ne peux continuer à mener parallèlement ces deux vies éditoriales. Se trouver dans la situation de co-animer une antenne, de vivre dans une rédaction et de tenir par ailleurs un blog-note où l'on se sent libre de "raconter tout ce qu'on vous a raconté" est littéralement schizophrénique.

Au plus petit niveau, jusque dans les relations amicales, théoriquement privées, on est toujours en connivence avec quelqu'un... On se retient toujours de livrer une information dont on ne se priverait pas si il s'agissait d'un inconnu.

Tant que l'on est salarié, que l'on travaille avec une équipe, toute vérité n'est pas bonne à dire. C'est comme ça. Je ne voudrais pas faire les choses à moitié. Je cesse donc d'écrire.

Merci à tous ceux qui avaient trouvé ici un espace de discussion. J'ai aimé votre liberté de ton, j'ai été surpris aussi par la violence de vos mises en cause. Vous pouvez vous payer ce luxe. Moi pas. En tout cas pas sous cette forme là.

mardi 23 janvier 2007

Ayrault et les "bouts de ficelles"

En pleine forme Jean-Marc Ayrault ce matin. A peine revenu d'un voyage express en Algérie, débarqué de Nantes par le train de six heures, le président du groupe socialiste à l'Assemblée, n'ignore cependant rien des difficultés que rencontre en ce moment Ségolène Royal.

Images12_2 "Ne soyez pas aussi impatients, dit-il. Vous, journalistes, commentateurs, n'avez pas le bon logiciel pour la juger. Elle mène, et c'est son choix, une campagne différente, a-typique, radicalement nouvelle. Elle est à l'inverse de Sarkozy, qui lui se prépare depuis cinq ans à une campagne ultra-classique, très huilée.

En plus, elle mène depuis un an une campagne de bouts de ficelle. C'était déjà le cas dans la primaire socialiste face aux réseaux et à l'expérience de Fabius et DSK. Elle est venue de loin, par l'extérieur, entourée d'un tout petit noyau de quatre-cinq personnes, pas beaucoup plus. Ca a payé, elle a gagné, maintenant il faut que le parti vienne renforcer tout ça

Images11_3Au programme : un grand nettoyage des porte-parole signé Julien Dray, un renforcement des "synergies" avec le parti et surtout la création d'une unité baptisée "Riposte", composée d'une dizaine de députés prêt à répondre du tac-au-tac aux propositions et aux accusations des adversaires. Chacun dans son domaine... Une unité de tireurs d'élite, en somme, pour permettre à la candidate de se "concentrer sur son rapport aux français".

Exit les "bouts de ficelle" et l'aimable improvisation des premières semaines. Le PS sort l'artillerie lourde.

Dur, dur d'être porte-parole...

Après les deux porte-parole de Ségolène Royale, Arnaud Montebourg (suspendu) et Gilles Savary (bientôt remercié, dit-on), c'est Rachida Dati qui est sur la sellette. Après deux sorties, sur Europe 1 puis sur Canal+, La porte-parole de Nicolas Sarkozy peine en effet à convaincre son propre camp...

Hier matin sur Canal+ sa prestation a été jugée si "faible" par ses interlocuteurs que Bruce Toussaint et Caroline Roux, la chroniqueuse politique de la chaine, ont visiblement fini par lever le pied Images10_3 de crainte de la voir s'effondrer en direct.

En revanche, contrairement à que j'avais écrit dans un premier temps, Franck Louvrier, le conseiller en communication de Nicolas Sarkozy, me demande de préciser qu'il n'a jamais appelé l'animateur pour lui exprimer sa "reconnaissance". Information confirmée auprès de la chaine. Dont acte.

"Elle n'est pas encore prête pour les joutes politiques", commente-t-on, en revanche, impitoyable, du coté des députés UMP. Cette magistrate de 41 ans, d'origine marocaine, est pourtant une femme de tête qui a la réputation de connaittre ses dossiers. Mais porter la parole d'un candidat, même avec le renfort de vétérans du coaching politique, ça ne s'improvise pas.

lundi 22 janvier 2007

Avis à la population

Le 2 février prochain, le trophée du meilleur blog info sera décerné à Courchevel par un jury... d'internautes. C'est à dire vous tous.

Ce modeste blog fait partie des nominés, parmi ceux de nombreux et excellents confrères. Pour voter, il vous suffit de cliquer ici et d'aller cocher votre blog préféré.

Faites passer et comme disait un célèbre homme politique : "N'oubliez pas que tout vote est politique et qu'il exprime un choix de société"...

L'abbé Pierre au Panthéon ?

Si l'on en juge aux hommages vibrants prononcés depuis ce matin, cela ne saurait tarder.

Les uns réclament des funérailles nationales, une béatification républicaine. Images5_5 Les autres louent, sans compter les superlatifs, le courage, l'abnégation, la vision de l'Abbé Pierre. Cinquante-trois ans apres l'appel qui l'a rendu célèbre (et qui a bien embarrassé à l'époque les politiciens français), Henry Grouès s'en va sous un tombereau de lauriers.

Le tout premier, Jacques Chirac, (ou plus probablement un conseiller de permanence à l'Elysée) trouva ce matin le bouton du fax. A 6h27, à peine dix-sept minutes après l'annonce officielle du décés, Images6_4Jacques Chirac, sans doute encore en pantoufle, déclare la "France entière touchée au coeur". Un communiqué préparé de longue date, comme les nécrologies que les télés mettent aussitôt à l'antenne.

Le président arrive loin devant le peloton des hommages posthumes, qui lui ne déboule qu'une heure après (l'Elysée est-elle la seule abonnée à l'AFP?) : Dominique de Villepin (7h52), bon second comme toujours, puis Bertrand Delanoé et sa "quête d'actualité" (7h53) et l'oeucuménique Dalil Boubaker (7h57), le recteur de la Grande Mosquée (qui lui était sans doute levé depuis belle lurette puisque la prière du matin en Islam commence à cinq heures tapantes).

Depuis les candidats se sont réveillés, Images9_3les bonnes âmes ont rivalisé d'audace pour saluer le grand homme, sa cause et sa verve. Jusque Jean-Marie Le Pen qui du bout des lèvres, vraiment, prédit sur notre plateau que l'Abbé "ira droit au paradis", avant de confier au café : "A l'aûne de l'Abbé Pierre, il me reste quatorze belles années devant moi". Et on le sent alors tout ragaillardi par la perspective de pouvoir quelques années encore jouer les empêcheurs de tourner en rond.

Et de l'Abbé que reste-t-il ?

Un film d'actualité que l'on se repassera en Images7_5boucle, des photos vieillies, une loi sur le droit opposable au logement, que l'on feint de croire applicable. "La loi du tapage", dit Bernard Kouchner qui en connait un rayon.

Un exemple, une icone et... Ah, oui... Des hériters, à la pelle : les frères Legrand, ces Don Quichotte qui ont retenu du prêtre un vrai talent pour la provocation et l'utilisation des médias (voir "l'Abbé Pierre est un malin"), Jean-Baptiste Eyrault, du Droit au Logement qui jusqu'au bout, la semaine dernière aura tenté d'obtenir un dernier coup de gueule de l'Abbé... Les bénévoles d'Emmaus, bien sûr, leur Président Martin Hirsch, qui tente, avec patience et modération mais pour l'instant sans grand succés, de se faire entendre des responsables politiques pour tenter de sortir "Deux millions d'enfants pauvres" de l'ornière. Images8_4

Dans les heures, peut-être les jours qui viennent, chacun tentera de s'attacher l'aura du Saint homme. Tout le monde l'aura croisé, vu, connu, aimé. On vous racontera les engueulades et les bons mots. Bref, l'Abbé deviendra un label que chacun portera à sa boutonnière, avant de le ranger, bien sagement avec les autres, dans les tiroirs de l'Histoire.

Ou pourquoi pas au Panthéon, finalement...

dimanche 21 janvier 2007

Frêche et les Royales palinodies

Ségolène Royal demande donc la tête de Georges Frêche.

Il est vrai qu'après le carton jaune attribué à Arnaud Montebourg pour allusion déplacée à "l'époux de la Reine", elle ne pouvait guère faire moins.

Carton rouge donc, au remuant Président du Conseil Régional du Languedoc-Roussillon pour propos déplacés sur le nombre excessif de noirs en équipe de France (déjà évoqué dans "Charité bien ordonnée", le 14/01). Et voilà comment, d'une certaine manière, ordre ("juste"?) est donné à la commission Frechedes conflits du PS de bien vouloir trancher en ce sens.

Un petit rappel tout de même : Le 8 novembre, en visite à Montpellier elle l'embrasse comme du bon pain (photo) avant d'être faite citoyenne d'honneur de la région et de recevoir son soutien officiel dans sa course à la candidature. le 16 novembre lorsque "l'affaire" éclate, elle condamne les propos de son ami Frêche mais estime qu'elle n'a pas son mot à dire et qu'il revient au PS de décider. La semaine dernière, logiquement, lorsque Georges Frêche annonce sa mise en congé du parti "pour ne pas gêner sa candidate", elle estime qu'"on peut en rester là": "ce qu'il a fait est bien, ajoute-t-elle. Pour le reste, c’est à lui de voir s’il peut continuer à présenter des excuses".

Quelques jours plus tard, le couperet tombe à mille lieues de ses positions préalables.

Qu'en conclure ? Souvent Ségolène varie ? Bien fol qui s'y fie? Disons plus prosaïquement qu'il y a décidemment du Mitterrand dans sa pratique consommée de la réalpolitik et de la palinodie.

Bové : le retour d'Asterix.

Revoilà là donc José Bové, l'homme qui il y a quelques semaines encore jurait - mais un peu fort - qu'on ne le reprendrait plus dans la grande marmite des ambitions électorales. "Il ne serait pas, disait-il alors, le candidat de la confusion, de la division", Images_10bref : de l'éclatement à la gauche de la gauche.

Le même, donc, moustache en bataille et pipe en biais, tape du poing sur la table et déclare aujourd'hui qu'il annoncera sa candidature le 1er fevrier. Plus question d'attendre l'improbable retrait de Marie-Georges Buffet ou de négocier un ralliement d'Olivier Besancenot : il en veut, il ira. Et qui l'aime le suive...

Qui ? Les collectifs anti-libéraux réunis ce week-end à Montreuil, une partie des verts (tendance Francine Bavay), une pétition signée par 25.000 internautes... Et quelques amis qui se seront montrés aussi discrets que précieux dans ce drôle de drame.

Parmi eux Denis Pingaud (à gauche), ancien de Rouge, proche de la "fabiusie" (pour laquelle il travailla jusqu'au 16 novembre) et biographe du leader de via campesina. Pic Aujourd'hui chargé de mission chez Euro-RSCG, Denis Pingaud est un fidèle de Bové. Il était l'un des rares présents autour de lui lorsque nous avions reçu le 30 octobre dernier l'Asterix des Causses au Franc-Parler. Et je parierai ma chemise (allez, une de mes chemises...) qu'il n'est pas pour rien dans la pétition de contournement lancée sur le net pour justifier cette candidature "paysanne".

Quand à José Bové, avec qui nous avions longuement discuté ce soir là, je crois qu'il s'en veut trop d'avoir raté le coche présidentiel en 2002, pour renoncer maintenant. Son principal argument reste le même :

"si la gauche de la gauche n'est pas unie au premier tour derrière un candidat fort, nous disait-il alors, qui aura la force de rabattre ces électeurs vers Royal au second ?".
Oui, qui ? Son principal mérite aujourd'hui est de poser clairement la question.

jeudi 18 janvier 2007

Hulot : la candidature se précise...

C'est en tout cas le sentiment de ceux qui se sont entretenus récemment avec le télé-écologiste ou avec son plus proche collaborateur à la Fondation Nicolas Hulot, l'ancien journaliste Jean-Paul Besset.

"Il a fini par y croire", nous confiait ainsi ce matin le Vert Noel Mamère, File_227242_59660lui-même ancien candidat à la présidentielle :

"Vous savez lorsque vous faites des meetings (à la Fondation on appelle ça des "conférences", ndla) qui attirent des milliers de personnes, deux mille à Nantes cette semaine lors d'une seule réunion publique, le type le plus calme et le plus intelligent du monde finit par se laisser griser. D'autant que les candidats, à part approuver son pacte pour le symbole, n'ont pas fait grand place à l'environnement. Regardez Sarkozy : une heure trente de discours programme et pas un mot de la planète... Hulot en fait n'était pas très tenté, il a sa vie, il préfère sa tranquilité. Mais je crois qu'il a changé d'avis. Il y a maintenant de fortes chances qu'il y aille."

Quid alors de Dominique Voynet, qui peine en ce moment aux alentours de 2% dans les sondages ?

"Elle est notre candidate. Mais, c'est vrai, sa campagne ne décolle pas. Images8_3Vous savez, moi en 2002, j'avais démarré la campagne aux alentours de 8%. J'y croyais. Et j'ai vu mes scores s'éroder à mesure que l'échéance approchait. J'ai fini à 5%, déjà bien content... Alors partir de 2%, vous imaginez! Avec le reflexe "vote utile" qui ne manquera pas de se manifester! Non, si Hulot y va, elle aura beaucoup de mal à tenir."

De là à imaginer une Dominique Voynet porte-parole du candidat Hulot, au nom de l'efficacité, il n'y a qu'un pas que Noel Mamère, et d'autres chez les Verts, ne sont pas loin de franchir.

Nicolas hulot, lui, a promis de dire lundi s'il se présente ou pas. Déjà, cent-soixante parrainages ont été récoltés, le logo est prêt et son staff électoral (constitué au "cas où" et dirigé par Gérard Feltzer) aurait déjà prévu un planning de campagne au moins jusqu'au 16 mars. Pendant le week-end, en tout cas, il y a fort à parier que les coups de fils se multiplieront pour tenter de le dissuader de tenter cette aventure là. Car Hulot, le candidat "trans-politique" crédité de 10% d'intentions de vote, est le seul, selon les études d'opinion, qui prenne autant de points à Nicolas Sarkozy qu'à Ségolène Royal.

mercredi 17 janvier 2007

Presidentielle : quand Internet change la donne...

Internet "c'est... Spectaculaire". Spectaculaire, surtout, la découverte de Ségolène Royal ce matin au micro de RTL. Eh, oui... Internet, çà mord !

Jusque là, la candidate, comme beaucoup de politiques et de journalistes (dont j'était il y a trois mois encore...) considéraient la toile,Images3_4 ses blogs et ses forums comme un aimable espace de diffusion d'idées et de vidéos expérimentales. Un espace très "hipe", un peu fort de café parfois, mais bon... Tant que tout cà restait entre bloggers, au sous-sol, ça ne pouvait pas faire de mal.

Avec la Sapinière et la polémique sur l'ISF, tout vient de changer.

Brutalement, le fragile équilibre de la campagne royaliste trébuche sur une malheureuse info, détournée de son sens initial par quelques petits malins dont je continue à penser qu'il votent plus volontiers Sarko que Besancenot (mais en cette matière comme en d'autres, je peux me tromper). Elle utiliserait une Société Civile Immobilière (vrai) pour frauder le fisc (faux), elle serait "riche" (vrai, "aisée" comme elle dit).

Après une semaine d'incubation sur le net Images7_4 (voir "Ségolène, François et la Sapinière"), l'info est opportunément sortie au grand jour par l'UMP Jacques Godfrain. Une bénédiction après la sortie de François hollande sur les impots. Elle est fausse, tant pis. Ségolène Royal qui jusque-là était très occupée à caresser les moutons et les français dans le sens du poil est obligée de contre-attaquer, de venir s'expliquer. La louve doit sortir du bois. Elle le fait habilement... Mais le mal est fait, le soupçon (sans fondement) lancé. Images6_3Déjà au Parti Socialiste on s'autorise ouvertement des critiques sur sa stratégie présidentielle, un portable reste opportunément allumé sur une table du Bureau National pour témoigner du trouble des éléphants, la conversation atterrit à la Une du monde. au lieu de faire "pschiiit", l'affaire fait "boom".

Autrefois pour faire passer une info/intox comme celle là, on aurait appellé le Canard Enchainé : oui, mais au Canard, ils vérifient. Une info sur cent finit imprimée. Alors, maintenant, on met le feu au web. On inonde sites, blogs et forums de mails pratiquement calqués les uns sur les autres. Et le tour est joué.

Dans les années 80, les milieux d'extrême droite bruissaient de la rumeur selon laquelle Mitterrand aurait reçu la francisque des mains du Marechal Pétain. Lorsqu'un militant néo-nazi de retour de Croatie où il venait de jouer à la guerre me livre l'info, en 1990, je n'y crois pas. Images5_4Pour moi, ça sent l'intox extrémiste à plein nez. J'oublie l'affaire. Cinq ans plus tard, surprise : la photo fait la Une du livre de Pierre Péan.

Aujourd'hui c'est sans doute sur internet que l'on retrouverait ces accusations politiquements incorrectes mais pour le coup parfaitement exactes. Peut-être même la précieuse photo. Et, à coup sûr, en quelques semaines, elle serait publiée.

En ce début d'année 2007, la toile est donc devenue, au grand damn de Ségolène Royal, le banc d'essai des boules puantes de la campagne, comme il était, lors des dernières présidentielles américaines le test grandeur nature des redoutables clips comparatifs des républicains et démocrates. Et désormais, info ou intox, les medias du jour vont avoir de plus en plus de mal à ignorer les nombreuses affaires qui agitent les sous-sols du net.

Le métier, décidemment va devenir difficile...

mardi 16 janvier 2007

Les craintes d'Elisabeth Guigou.

A trois mois du premier tour de la Présidentielle, Elisabeth Guigou ne cache plus son inquiétude devant la tièdeur du soutien de certains éléphants à Ségolène Royal Images2_7:

"Le jeu est en train de se durcir, Sarkozy est lancé. C'est le moment de resserer les rangs autour de Ségolène. Je trouve que DSK par exemple etait trop en retrait dimanche sur RTL. Les éléphants ne peuvent plus faire la fine bouche. C'est la présidentielle qui se joue, maintenant. Et il faut gagner. Ca implique que nous soyons tous autour de notre candidate, même si ce n'est pas celle que nous avions choisie."
Elle trouve par ailleurs "désastreuse" l'image donnée par les voeux de François Hollande. Le premier secretaire a du concéder, encadré par les deux directeurs de campagne de Ségolène Royal, qu'il revenait à la candidate de trancher sur la fiscalité. Un coté "liberté surveillée" du plus mauvais genre, reconnait l'ancienne ministre de la Justice.

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  • Parce que l'actualité ne s'arrête jamais, je vous propose de partager ici mes commentaires, de réagir aux infos glanées "off" et surtout de débattre ensemble, sans tabou.

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L'auteur

  • A 40 ans, je co-anime depuis deux ans la matinale d'i>TELE aux cotés de Nathalie Iannetta.

    Avant de rejoindre le groupe CANAL+, je présentais le 18/20 d'Europe 1 et "Question d'actu" sur LCI. Ancien correspondant de TF1 à Washington et à Jerusalem, j'ai commencé ma carrière par le reportage.

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