Je lis vos commentaires et je suis frappé de voir combien la critique des medias est devenue courante, quotidienne, le mépris parfois systématique. Frappé de lire des commentaires de blogueurs qui ne parlent que de complot, de "politico-mediatique". De consanguinité... Et désormais, depuis qu'il a "défié" Claire Chazal et TF1, de François Bayrou.
A mon niveau, je n'ignore évidemment pas les petites - et parfois les grandes - compromissions de certains. La complicité passée ou présente qui unit les uns ou les autres. Les petits arrangements ou les grandes réconciliations qui ont rythmé l'histoire agitée du couple Politiques/journalistes et Politiques/Industriels.
Prenez la une de Paris-Match ce matin : une photo pleine page de Nicolas Sarkozy, en veste bleue et chemise blanche ouverte barré du titre suivant:
"un destin en marche"Stupéfiant...
Est-ce donc le même Paris Match qui publiait il y a un an la photo de Cécilia Sarkozy, cherchant un appartement à New York ? Est-ce une façon de se rattraper après trop de "unes" (trop gentilles?) consacrée à Ségolène Royal ? Pourquoi maintenant ? Faut-il y voir le résultat d'un marchandage? D'un changement de ligne éditoriale ? Une contrepartie ou une façon de s'excuser d'avoir été trop loin ?
On ne laisse de s'interroger.
Une seule certitude : entre la Une sur Cécilia et la Une sur Nicolas, le directeur de la Rédaction de Match, Alain Genestar, a été remercié par son actionnaire. Nicolas Sarkozy a été tellement furieux de voir cette photo en couverture d'un journal du groupe Lagardère que pendant des semaines, il n' a plus pris au téléphone ni son propriétaire, Arnaud, ni Jean-Pierre Elkabach (patron d'Europe1, de Public Sénat et administrateur du groupe sus-nommé) dont il est si proche. Une brouille ostensible. Presque un début de guerre qui beaucoup inquiété rue de Presbourg (siège du groupe) où l'on ne veut pas d'un conflit avec celui que le tout Paris considère comme "l'homme qui a une chance sur deux de devenir président de la République".
Un homme à craindre et qui sait en imposer aux rédactions comme à ses collègues ministres. Comme le racontait ce matin Nicolas Domenach dans la matinale d'I>télé.
"Avec Sarko, dit Nicolas, auteur d'une biographie du président de l'UMP, c'est avec moi ou contre moi".
Le nouveau directeur de la rédaction de Match et son actionnaire ont donc choisi... Et cette Une est sans doute un exemple frappant de cette pusillanimité qui reste le fort de certains journalistes et patrons de presse. Toujours avec les loups, gorge offerte. Les premiers à agiter les dagues lorsque le vieux lion faiblit.
Segolène Royal, sur un autre mode, a su très habilement fidéliser autour d'elle une poignée de journalistes admiratifs (et -tives). Choisis avec précaution, accueuillis avec chaleur, comme des amis, là ou les autres peinent à rentrer. Lionel Jospin en son temps avait sa jospinie. Et à ce jeu là, on assiste parfois à de spectaculaires palinodies... J'ai souvenir d'un journaliste de télé aussi jospinien en 2002 qu'il avait été balladurien en 94/95. Sans pudeur excessive, sans idéologie, juste au gré du vent. Pas de chance, il a perdu deux fois. La prochaine, peut-être ?
Parce que je suis conscient de celà, je ne peux pas dire que Francois Bayrou se trompe lorsqu'il dénonce avec Jean-Francois Kahn la "bullocratie". Mais parce que je déteste autant qu'eux ces petits arrangements et que je n'ai pas le sentiment d'en être complice, je suis ulcéré de voir que ce thème des journalistes "loin de tout, pervertis par le système", est en train de devenir une autre forme de pensée unique.
Pour dire la vérité, je trouve limite de voir des hommes politiques qui dejeunent et partagent volontiers une coupe de champagne après une émission, venir sur les plateaux de télé en désignant les journalistes présents à la vindicte populaire.
Je me rappelle de Jean-Christophe Lagarde, le maire UDF de Drancy, fatigué sans doute par son travail de terrain, venir un matin nous faire la leçon sur la délinquance des mineurs. A une question incisive il répond : 
"évidemment, vous ne pouvez pas comprendre. Vous habitez dans les beaux quartiers".Parce qu'un journaliste, ça habite forcément les beaux quartiers, pas vrai ? Et puis faire la leçon à un journaliste c'est populaire, n'est-ce pas ? Surtout lorsqu'on est à bout d'argument. Et je crois que ce matin là ce n'était pas son cas.
Je me souviens de ce que m'a dit un jour Nicolas Sarkozy avant une émission en public sur LCI :
"Ah, c'est vous le journaliste. Alors c'est sur vous que je cogne. Avec eux je suis gentil... Vous savez comment ça marche, non ?".Oui je sais. Mais franchement je trouve la technique aussi efficace que démagogique.
Dénoncer le système comme le fait François Bayrou, parce qu'il est difficile d'exister médiatiquement entre "Ségozy et Sarkolène", d'accord. D'autant qu'il s'attaque à des groupes (Bouygues, Dassault Lagardère) qui ont notoirement les moyens de se défendre. En faire une posture, pratiquement un nouveau système, me semble en revanche dangereux.
Je crois profondement que les politiques ne se sauveront pas en accusant artificiellement les journalistes de ne rien comprendre aux vrais aspirations du pays et que les journalistes n'iront pas bien loin non plus s'ils se contentent de servir la soupe aux candidats et changer de cheval au gré du vent. Je crois qu'on ne respecte pas ceux qui vous sont acquis. Et que rentrer dans ce jeu, c'est se condamner à n'être plus respectable. Je crois aussi que c'est aux politiques d'agire et qu'ils ne peuvent pas continuer à accuser les journalistes de ne rien comprendre sous pretexte que la colère des électeurs grondent.
Alors oui, il m'arrive parfois de déjeuner avec des hommes ou des femmes politiques. Nicolas Sarkozy, hier midi. Michèle Alliot Marie, Laurent Fabius ou Dominique de Villepin, avant lui. Je ne vais pas pour autant à la soupe. Croyez le ou pas : je vais à la pêche. Aux infos... Moi qui ai longtemps été reporter, les connaitre mieux m'éclaire.
Vous pouvez bien sûr suspecter que nous "complotons ensemble, contre les français", pour nous "partager le gateau". Jean-Marie Le Pen l'affirme depuis des années. Ca ne l'a pas empéché d'être au second tour de la dernière présidentielle. Et Balladur d'être mis en retraite en 95. Et... franchement, si les journalistes faisaient l'élection, ça se saurait...
Alors ouvrons le débat. Mais cessons de tirer sur le lampiste. Même si il a bon dos.
Le Pen en fin de billet c'est toujours pratique mais pas très sport!
Vous dites :
"Je crois profondement que les politiques ne se sauveront pas en accusant artificiellement les journalistes de ne rien comprendre aux vrais aspirations du pays et que les journalistes n'iront pas bien loin non plus s'ils se contentent de servir la soupe aux candidats et changer de cheval au gré du vent."
J'espère que c'est du second degré là? Vous n'allez tout de même pas affirmé que les journalistes TV ne servent pas "la soupe" aux hommes politiques?
Ca me rappelle le débat sur Libé... tout le monde se demande pourquoi ce journal décline... surtout les journalistes de la rédaction... mais personne ne se demande si le journal n'est tout simplement pas de moins en moins bon.
La question n'est pas : sont-ils tous pourris? La question est : font-ils bien leur boulot? On peut faire mal son boulot de façon tout à fait sérieuse et intègre.
Là je dois dire que je suis assez stupéfait. ou bien alors on ne regarde pas la même télévision... ce qui est possible.
Ah c'est sûr que ce billet va être plus polémique que celui rapportant le repas au ministère... N'empêche que je ne vois plus ce dernier sur ce blog...
Rédigé par: côme | jeudi 07 décembre 2006 à 13h27
Cher Laurent Bazin,
Je viens de lire votre article et reste surpris.
La disparition de l'article d'hier, n'est toujours pas réapparu aujourd'hui, comme le souligne très justement Côme, avec qui je partage le reste de ses propos...
Vous parliez, ... d'indépendance ?
Par ailleurs, vous nous dites, en parlant d'un homme politique, "après l'émission, je lui ai dit...". Pourquoi ne pas lui avoir dit quand vous étiez à l'écran, afin que nous en ayons tous connaissance ? C'était sous le sceau du secret ?
Ce n'est pas le fait de déjeuner et de dîner avec un politique, qui nous gêne, car en effet, cela fait partie de votre métier, c'est d'une part, de communiquer des propos "off", mais également de pas toujours savoir garder ensuite, une liberté de ton. Je ne vous vise pas en particulier.
Enfin, que souhaitez-vous, sur votre blog, que nous vous encenssions ou vous flattions tous les jours un peu plus, vous-même et les médias ? Pour s'améliorer, il faut accepter la critique ? Qu'en pensez-vous ?
Il convient de se demander pourquoi tant d'internautes pensent la même chose.
Sommes-nous tous dans l'erreur et vous, les médias et les journalistes, dans le vrai... ?
Cordialement.
Rédigé par: domi | jeudi 07 décembre 2006 à 13h48
"Je crois profondement que les politiques ne se sauveront pas en accusant artificiellement les journalistes de ne rien comprendre aux vrais aspirations du pays et que les journalistes n'iront pas bien loin non plus s'ils se contentent de servir la soupe aux candidats et changer de cheval au gré du vent."
Je suis tout a fait d'accord avec ce que vous dites.
On pourrait également parler de Jean Pierre Elkabbach : celui -ci consultant un certain Sarkozy pour recruter ses journalistes. «Bien sûr, et c’est normal», avait confirmé le président de l’UMP et ministre de l’intérieur.En octobre 1979, J.P Elkabbach inscrira également un cas exemplaire de censure dans l'histoire de la télévision publique, en écartant Claude Serillon de la présentation de la revue de presse, après que le journaliste ait voulu évoquer l'affaire des diamants de Bokassa.
Peu de temps après, Francois Mitterrand et les socialistes l'ont mis à la retraite....
et la liste peut être très longue...
Pourquoi certains journalistes sont tenté de servir la soupe à certains hommes ou femmes politiques? Pour éviter de subir le même sort que Claude Serillon. Voilà ma réponse.
Mais faut faire attention car c'est la crédibilité de tous les journalistes qui en prend un coup.
Rédigé par: | jeudi 07 décembre 2006 à 13h53
NB : le commentaire ci dessus était posté par moi- même.
Sondage exclusif CSA / MARIANNE réalisé par téléphone les 26 et 27 février 2003 auprès d'un échantillon national représentatif de 1003 personnes âgée de 18 ans et plus, constitué d'après la méthode des quotas (sexe, âge, profession du chef de ménage), après stratification par région et catégorie d’agglomération.
A la question : Estimez-vous que les médias et les journalistes sont dépendants ou indépendants…?
74 % des francais pensent que les journalistes sont dépendants du pouvoir politique ....
Rédigé par: Anthony PILET | jeudi 07 décembre 2006 à 14h00
Monsieur Pascal. L,
Votre parti pris sur le topic précédent nous laisse à penser que vous connaissez bien, ou la châine, ou Monsieur Bazin. Ce n'est pas grave, bien-sûr. C'est une simple constatation.
Quant à votre commentaire, nous demandant de nous adresser d'abord à Monsieur Bazin, avant de poster des commentaires évoquant de quoi il s'agissait, je suis perplexe, voire, sidéré... Si nous devons nous autocensurer, autant demander à Monsieur Bazin de fermer son blog. Serions-nous en ex-Union Soviétique ?
Quant à en faire tout un fromage, comme vous dites, ce n'est pas le cas. Nous nous informons. C'est interdit ? Devons-nous à ce point prendre des gants ? D'autant que les messages sont tous corrects, il me semble.
Rédigé par: domi | jeudi 07 décembre 2006 à 14h04
"évidemment, vous ne pouvez pas comprendre. Vous habitez dans les beaux quartiers"
Parce qu'un journaliste, ça habite forcément les beaux quartiers, pas vrai ?
On m'aurait menti ?
A l'insu de mon plein gré ?
Cela mérite une enquête sur le terrain...
Quelle démagogie ! A croire que l'homme politique en question n'y habite pas, lui, dans les beaux quartiers...
Rédigé par: jba | jeudi 07 décembre 2006 à 14h04
Cher Monsieur Bazin,
il serait temps que les journalistes ouvrent enfin les yeux et admettent qu'ils sont effectivement de plus en plus déconnectés et déphasés par rapport à l'évolution de la société (le 21 avril 2002 et le référendum sur l'Europe n'en sont que deux exemples parmi d'autres)...
Malheureusement pour vous, je crois que même les femmes et hommes politiques l'ont intégré avant vous : désormais, ils s'adressent de plus en plus souvent directement au peuple, avec de moins en moins d'égard pour les journalistes, qui ne sont plus en mesure d'imposer leurs vues et leur vérité à leurs lecteurs/auditeurs/télespectateurs !
Alors, au lieu de continuer à vous voiler la face et à défendre votre confrérie contre vents et marées (comme tout bon représentant de la caste journalistique qui se respecte), vous devriez peut-être plutôt vous demander pourquoi la presse écrite est en crise, pourquoi moins d'un français sur deux fait confiance aux infos télévisées, en un mot faire votre autocritique pour une fois...
Eh oui ! Le peuple évolue, les politiques évoluent, il va bien falloir que les journalistes s'y mettent s'ils veulent rester dans le jeu et conserver un semblant de crédibilité, à défaut d'une parcelle de pouvoir...
Rédigé par: Fre | jeudi 07 décembre 2006 à 15h03
[Domi je vous réponds dans le sujet précédent ;-)]
Je trouve qu'il y a beaucoup de vrai dans le commentaire de Fre. Il est clair que les interrogations des journalistes sont souvent très éloignées de celles du "bon peuple". Certains politiques comme Nicolas Dupont-Aignant ce matin sont un peu trop respectueux du schéma pré-établi d'une interview par le biais des questions posées (du coup nous restons sur notre faim), d'autres ne répondent jamais vraiment aux questions posées et orientent systématiquement le débat vers "ce qu'ils veulent dire" (du coup on se demande s'il est utile de les inviter à s'exprimer ou que ce soit). Il existe un juste milieu que, pour ce qui me concerne, je ne retrouve pas ou rarement à la TV, avec des journalistes posant des questions plus concrètes et des politiques capables de présenter leur idées d'une façon plus claire.
Rédigé par: Pascal L. | jeudi 07 décembre 2006 à 15h22
C'est vous prétendu lampiste qui tirez sur d'autres lampistes, ceux de Paris Match? Attention ce sont eux, ce n'est pas moi... Ce n'est pas joli, joli de faire celà vous savez Laurent Bazin!
Il y a d'autres sports à la mode. Chez les journalistes par exemple c'est parler de "pédagogie" qu'il faudrait faire auprès des Français pour leur expliquer les décisions à prendre, etc. Sauf que c'est un peu paternaliste et méprisant, vous ne trouvez pas?
Et Canal Plus/I>Télé ca appartient à qui? Pas à un grand groupe, hein? Il n'y a pas d'enjeu, vous êtes sûr?
Rédigé par: Charles | jeudi 07 décembre 2006 à 15h34
Heureusement qu'il ne s'agit que d'un déjeuner dont le compte-rendu a été supprimé ! Imaginez si Laurent Bazin avait dansé la polka avec Nicolas Sarkozy !!! Bon, une fois de plus je ne peux pas parler pour Laurent Bazin, mais je crois que ce qu'il voulait dire, c'est qu'il est dommage que chaque action d'un journaliste lambda soit passée à la loupe alors que dans le même temps, il existe de vrais exemples (célèbres) de graves compromissions dans la corporation. Entre le blog de Laurent Bazin et Paris-Match, personnellement mon choix est fait (et je confirme que nous ne sommes ni cousins, ni copains ni quoique ce soit d'autre !).
Rédigé par: Pascal L. | jeudi 07 décembre 2006 à 15h51
Cher Laurent Bazin,
Je crois bien volontiers tout ce que vous nous dîtes dans « Ne tirez pas sur le pianiste ». Lecteur de MARIANNE, mais inconditionnel de personne, je sais bien que les journalistes honnêtes existent, la preuve vous existez ! MAIS ce qui est très grave c’est de voir qu’on vous a obligé à retirer ce très sympathique et inoffensif texte et cela démontre à tous que tout scoop vraiment gênant n’a vraiment aucune chance de sortir sur I>télé, mais cela n’est pas surprenant pour les lecteurs de l’hebdo de Nicolas Domenach.
Sinon, je suis bien d’accord avec votre propos avec un petit bémol cependant, qui est que vous sous-estimez peut-être le rôle de la Presse en ce qui concerne leur influence sur les décisions des hommes politiques.
Voyez comme ils sont scotchés aux éditoriaux des principaux quotidiens et des chaînes nationales !
Voyez, comme vous nous le dites dans votre article censuré: l’obsession malsaine de Sarko (et des autres) pour les sondages.
Alors, bien sûr le peuple n’écoute plus la presse ni les sondages, mais la presse peut encore influencer les politiques pour qu’ils prennent de bonnes (ou mauvaises) décisions.
J’espère quand à moi, que vous pourrez les influencer pour qu’ils dévoilent enfin la manière dont ils vont relancer l’économie et surtout les dissuader de nous faire le coup de la confiance qui relance la consommation qui relance la confiance qui…………………
Rédigé par: Gilbert Sorbier | jeudi 07 décembre 2006 à 16h18
Il faudrait vraiment faire un sondage sur la perception des sondages ! Contrairement à vous Gilbert, j'ai bien peur que beaucoup de Français se nourrissent exclusivement de la presse, des sondages, et même de ces curieux mélanges entre un journal et un rouleau de papier hygiénique que sont Paris-Match et... Libé. Journal beaucoup trop ancré politiquement, pendant beaucoup trop longtemps. Quand j'étais plutôt de gauche (si-si!) et alors que je dévorais Libé. tous les matins depuis un an, j'ai un jour décidé brutalement d'arrêter définitivement de lire ce journal qui était devenu LE support de communication officiel du P.S., avec toute l'étroitesse de vue que cela comporte. Je n'ai jamais "rechuté".
Sinon j'adhère à la proposition de Gilbert : ne serait-il pas temps de demander aux politiques "où ils vont trouver l'argent ?"
Question à laquelle ils répondront sans doute : le Budget de l'Etat sera établi par le Gouvernement (donc pas par moi) après mon élection...
Rédigé par: Pascal L. | jeudi 07 décembre 2006 à 16h31
Pascal,
Je suis d'accord avec ça: Libé et Match sont des torchons. Libé et Le Monde d'Edwy Plenel étaient devenus les organes officiels du PS-caviar, il ont bien aidé à faire faire les mauvais choix à Jospin.
Pour ce qui est des sondages, Pascal, souvenez vous de 2002 et du traité de Giscard en 2004 !
Rédigé par: Gilbert Sorbier | jeudi 07 décembre 2006 à 17h00
Tenez concernant les sondages allez visiter cette page... fouillez un peu et vous trouverez tous les chiffres :
http://www.ipsos.fr/CanalIpsos/articles/859.asp#
Rédigé par: côme | jeudi 07 décembre 2006 à 17h17
Je me souviens de 2002. C'est pourquoi je reste assez circonspect quand on parle de la place que tiendra le FN dans cette élection. Bien malin celui qui pourrait, même chiffres à l'appui, évaluer le scrore qu'obtiendra Le Pen en 2007.
Rédigé par: Pascal L. | jeudi 07 décembre 2006 à 17h19
Le Pen ?
Probablement un peu plus qu'en 2002, NON ?
Bon, salut, il faut que j'aille travailler, on parlera des nos doléances aux partis demain !
Bonsoir Pascal, Bonsoir Côme.
Rédigé par: Gilbert Sorbier | jeudi 07 décembre 2006 à 17h42
Vous ne me dites pas bonsoir, à moi, Monsieur Sorbier ? Pourquoi seulement à Pascal et à Côme ? Hein, pourquoi ?
Allez, sans rancune et bonne soirée à vous, Gilbert.
Rédigé par: Domi | jeudi 07 décembre 2006 à 19h20
Salut à tous [les habitués et les nouveaux venus],
L'un de vous a-t-il copié l'article initial de Laurent? je m'engage à le mettre en ligne sur http://motio.aliceblogs.fr/
J'allais oublié. Je crois que le métier de journaliste est comme d'autres, très difficile à assumer, entre compromis, vraies/fausses infos et pression de la hiérarchie.
Il y en a des bons et des moins bons. De vrais enquéteurs consciencieux et d'autres moins.
On le sait, ils savent qu'on le sait mais tout le monde fait comme si...
That's life !
A bientôt
Rédigé par: Pabrantes | jeudi 07 décembre 2006 à 20h45
Cher Laurent Bazin,
En fait, je viens de relire en entier le texte de votre article où vous parlez des rapports entre les journalistes et les politiciens. C’est un beau texte honnête, objectif et équilibré. Comme d’habitude, et comme au sujet de votre article «censuré» chacun des blogueurs à soigneusement gommé toutes les informations qui pourraient déranger leurs convictions. Quoique vous disiez, les « croyants » trouveront les moyens de justifier leur croyance. Leur «Dieu» vient de démontrer de la manière la plus éclatante qui soit comment il joue de la crainte qu’il inspire…….. Tous les croyants lui trouvent aussitôt les meilleures excuses. Pour les «envoûtés» de la Déesse, c’est la même chose, on attend encore qu’elle évoque pour la première fois le problème central du Pays, cette gangrène qu’est le chômage et les petits pions qui la vénèrent lui trouvent pourtant des excuses. A l’inverse ceux qui considèrent que Sarko est le diable vont continuellement lui imputer des responsabilités QUE RIEN NE PROUVENT dans l’affaire Clearstream ou lui reprocher des propos justifiés sur le juge de Bobigny ou sur les délinquants. A l’inverse ceux qui considèrent que Ségolène est une diablesse vont continuer à lui reprocher ses propos au Liban alors que l’ambassadeur de France a confirmé que les propos du Hesbollah n’avaient pas été traduits, ou des jugements de valeur sur son physique ou sur son intelligence. Mauvaise foi contre mauvaise foi. Certitudes contres certitudes……… Le jeu induit par le blog est un jeu d’élimination majoritaire qui consiste à submerger l’élément non consensuel d’avis consensuels. Le plus comique étant qu’un fois l’élément non consensuel éliminé : il n’y à plus de controverse et le concert de notes identiques s’arrête tout seul. Cher Laurent BAZIN, trouvez nous vite un sujet politique pour que puissent s’affronter encore les croyants et les agnostiques, comme aux plus belles heures de l’obscurantisme !
(Les croyants finissant toujours par brûler les agnostiques).
Rédigé par: Gilbert Sorbier | vendredi 08 décembre 2006 à 10h13
Désolé pour hier, Bonjour Domi !
Rédigé par: Gilbert Sorbier | vendredi 08 décembre 2006 à 10h16
Cher M. Bazin, et chers autres internautes,
Pabrantes a raison.
Les blogs sont d'une rare violence. Plonger dans les blogs, c'est en effet pénétrer dans l'intimité des foyers ou braquer le projecteur sur les comptoirs de bars, sauf que les visages des témoins sont floutés. Le sentiment de liberté des opinions, et surtout de revanche par rapport à ceux qui ont "accès" aux médias est fort : hommes politiques, journalistes, éditorialistes.
C'est en lisant les blogs qu'on voit toute la richesse de la Démocratie et en même temps toute la pauvreté intérieure de certains. Le populisme est en réalité, selon moi, une partie intégrante de la démocratie. Si elle n'existait pas, nous serions un peuple d'experts...
Le sentiment que vous, M. Bazin, ressentait, est celui que doivent ressentir d'autres catégories de population : les énarques (toujours pointés du doigt), les fonctionnaires (généralement stigmatisés), les politiques ("tous pourris"), ...En vérité, en vérité, diriger un peuple qui est "grand genre, petits moyens" est bien difficile.
La crise morale de ce pays débouche sur un désir ivre de têtes au bout d'une pique, de boucs émissaires, de dernier curé pendu avec les tripes du dernier patron. La France tourne en rond en se cognant les murs pour trouver les responsables de sa propre folie.
Un fait révélateur : les blogs ont lâché les chiens sur Ségolène R. ou sur Nicolas S., parfois avec humour (je me classe plutôt dans cette catégorie, quoique...), parfois avec une haine inimaginable. A croire que les Républicains préfèrent s'entretuer... alors que ceux qui ont des idées vraiment dangereuses sont laissés tranquilles.
Bref, je vous comprends mon cher Hervé...
Toréador, http://www.toreador.fr
Rédigé par: Toréador | vendredi 08 décembre 2006 à 10h36
Ah bha alors comme un fait exprès je relisais également le texte de M. Bazin et j'ai le sentiment inverse que le vôtre M. Sorbier... :) :)
En fait je ne comprends pas très bien le but du texte. Qui a dit ici que les journalistes sont pourris, malhonnêtes...? Non je ne crois pas que ce soit le sujet.
L'exemple de Paris Match comme dans une moindre mesure celui de M.Bazin montrent non pas que les journalistes sont pourris mais qu'il y a un vrai problème dans ce rapport média/politiques.
On peut tout de même poser des questions. Comme je le disais entre la pression personnelle (déontologie, éthique et tout ce qu'on veut), la pression de la chaîne, la pression du groupe et la pression des M et Mme Tout le Monde... comment faire??
On ne peut pas rejeter les questions qui se posent sous l'unique prétexte de l'honnêteté intellectuelle.
L'argument selon lequel le score de Le Pen et les résultats de 2002 voire même ceux (plus significatifs) du réferendum sur la constitution européenne ne tient pas. C'est justement la preuve que les gens en ont marre de la pensée unique (au-delà du débat de fond).
Enfin la question n'est pas de savoir s'il y a complot ou pas entre média et politique ; Je dirais même qu'il est normal de voir des relations amicales se tisser entre des gens qui se rencontrent très régulièrement. Entre des relations qui pourraient nuire à la relation journalistes/politique et le complot il y a quand même un monde. M.Bazin reconnait lui-même qu'il y a des journalistes complaisants avec Sarkozy ou Royal.
M.Bazin prend des exemples qui vont dans le sens inverse de son argumentation. D'accord il ne faut pas tirer sur le lampiste mais il nous dit : Sarkozy a fait viré Génestar, Royal a des journalistes "admiratifs" à son service...
En quoi cela devrait-il nous rassurer??
Rédigé par: côme | vendredi 08 décembre 2006 à 10h54
Toreador, vous parlez de Hervé qui? Hervé Bazin l'écrivain, paix à son âme??
Je suis assez d'accord il y a de la violence dans les propos, je ne vais sur aucun autre blog que celui-ci, donc pour moi la violence du discours est celle que j'observe autour de moi dans la vie réelle des visages non masqués.
Le constat de la violence n'en est pas l'explication. Pourquoi tant de colère? C'est une des questions à laquelle il faudra bien répondre lors de la campagne, la plus difficile aussi peut être car je ne suis pas certain que les hommes et femmes politique perçoivent pleinement ce phénomène.
Je suis entièrement d'accord pour dire qu'il est facile de stigmatiser les "castes hautes". D'un autre côté la colère peut être légitime et constructive.
En tout cas entièrement d'accord sur votre analyse du populisme.
Rédigé par: côme | vendredi 08 décembre 2006 à 11h05
La "violence" verbale doit peut être considérée comme un simple moyen de vouloir être enfin entendu dans un pays où les politiques sont, globalement, totalement coupés du peuple, de ses vrais besoins pour aujourd'hui et de ses vrais désirs pour demain (les fâmeux désirs d'avenir). Le Pen sait, mieux que tout autre, faire vibrer la corde de ceux qui pensent qu'ils ne sont plus entendus par personne. Ce n'est bien sûr pas le signe qu'il est un "plus fin" politicien que les autres, mais à voir son score de 2002 on peut quand même s'interroger sur le sujet...
Rédigé par: Pascal L. | vendredi 08 décembre 2006 à 12h17
Oups, LAURENT Bazin, excusez-moi. C'est sans doute parce que dans son affaire de censure certains ont pris leur vipère au poing pour le mordre !
Rédigé par: Toréador | vendredi 08 décembre 2006 à 14h12