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vendredi 29 décembre 2006

Commentaires

You2

Cher Laurent,

Merci pour ce nouvel article, particulièrement très intéressant. Nous serons sans aucun doute tous très prolixes sur ce sujet... Mais pour l'instant, laissons passer le réveillon et parlons de choses bien plus sympathiques...

Je vous souhaite une bonne fin d'année et une très belle soirée de Saint-Sylvestre et à l'année prochaine !
A+

côme

Le problème c'est qu'interviewer Le Pen n'est pas une mince affaire. Il est fort le bougre! Sur le terrain politique c'est peut être celui qui possède les plus grandes qualités d'orateur. Il est toujours à l'aise, une question délicate : il lui suffit de se poser en victime d'un complot médiatico-politique et zouh le tour est joué.

Pourtant je continue à croire qu'il faut qu'il soit présent sur les plateaux télé (entre autres), il doit être interviewé. Il en a la légitimité. Qu'on le veuille ou non!! On se rend compte avec Le Pen que les médias ont une vraie responsabilité avec le FN. Comment ne pas inviter un homme qui fédère autant de français derrière lui? Si on refuse de le traiter comme il le mérite (sic et re sic) c'est entretenir le terrain sur lequel il pousse comme une vilaine plante carnivore!

Il faut l'inviter et l'interviewer de façon intelligente : refuser sa victimisation et le questionner (sans se prendre pour le défenseur de je ne sais quel principe) sur le fond des dossiers. La difficulté c'est qu'interroger Le Pen de cette façon nécessite de grandes qualités et de grosses connaissances or tous les journalistes n'ont pas le niveau pour recevoir Le Pen.

Enfin je crois qu'interviewer Le Pen met en lumière les lacunes et les manques de l'interview politique en général.

Je pense que nous sommes tous plus ou moins d'accord pour dire que les politiques ne sont (presque) jamais bousculer en interview. S'ils ne veulent pas répondre ils savent que personne n'osera les pousser à bout.

Le problème avec Le Pen c'est que quand on le laisse parler il devient de plus en plus fort. Il se sert de chaque plateau comme d'une tribune. Habituellement les journalistes laissent faire et la soupe est servie sans trop de problème. Ca fait de mal à personne et parfois un peu d'audience.

Quand Le Pen est sur un plateau on sent la gène naître sur le visage des journalistes. Ces derniers font comme d'habitude mais ils se rendent vite compte que le leader du FN arrive à faire passer son message, qu'il s'exprime bien et que son message est clair. Dès lors que faire? Lui couper la parole? C'est souvent ce qui arrive et c'est à ce moment là que Le Pen devient Le Pen. Victime, complot, on le traine sur le terrain du "vous ne pouvez pas dire ça" etc... Et il se renforce...

Le Pen doit être invité. Le vrai souci c'est d'avoir des hôtes qui sont à la hauteur! Parce que servir la soupe à Royal ou Sarkozy pourquoi pas mais il faut assumer de la servir à Le Pen.

Toreador

Toreador, toujours au poste ! Jusqu'au 31 du moins. Laurent, et vous aussi mes amis, vous trouverez quelques nouvelles banderilles acérées sur mon blog :-)

Cher Laurent, le paragraphe "Personnellement je pense qu'il est devenu nécessaire de donner à un homme qui réunit entre quatre et cinq millions d'électeurs à chaque présidentielle une place médiatique conforme à son poids électoral. Suis-je "munichois" ? " indique clairement que vous n'êtes ni d'extrême-gauche, ni de gauche caviar.

Voici pour l'analyse de votre positionnement. Ensuite, je dois dire - car je suis toujours sincère - que j'ai trouvé JMLP excellent et Moati mauvais journaliste sur la forme. Les questions du journaliste, quand on prend le temps de les écouter, sont dures mais il les dilue dans un style très "courtisan". En face, JMLP réussit le tour de force de paraître patelin, sympathique et plein d'humour. Et surtout mesuré.

Après, deux interprétations s'offrent à nous : soit JMLP n'est pas le Diable, contrairement à la propagande des dernières années; soit il l'est mais il est tellement fort qu'il passe pour St Michel.

In fine, ma thèse reste la même : soit on l'interdit car on le considère dangereux (mais allez voir mes réflexions sur la LCR et vous verrez que le danger est également réparti), soit on ne l'interdit pas et il faut arrêter de se prendre la tête avec le problème de la censure verbale.

Toreador

Mad Max

« Personnellement je pense qu'il est devenu nécessaire de donner à un homme qui réunit entre quatre et cinq millions d'électeurs à chaque présidentielle une place médiatique conforme à son poids électoral. Suis-je "munichois" ? »

@ Laurent Bazin
Le Pen a réuni en 2002 plus de 5 500 000 voix au 2ème tour.
Vous avez raison, il devrait être plus présent dans les médias si votre critère est le poids électoral.
Voici les scores de Le Pen à la présidentielle depuis sa première apparition en 1974.
1974 : 0.7 % des suffrages exprimés.
1981 : pas présenté ?
1988 : 14.4 %
1995 : 15 %
2002 : 17.79 % (2ème tour)

Sous le règne de Mitterrand, et malgré (ou grâce à) la création de Sos Racisme, Le Pen a décollé en 1988.
Donc si j’étais un gauchiste je fermerai ma gueule au lieu de donner des leçons de morale à la droite. La diabolisation de Le Pen et son exclusion des médias n’ont pas fonctionné.

@côme
« La difficulté c'est qu'interroger Le Pen de cette façon nécessite de grandes qualités et de grosses connaissances or tous les journalistes n'ont pas le niveau pour recevoir Le Pen. »

Vous soulevez un problème important, mais je ne pense pas que la qualité des journalistes soit seule en cause.
Ceux-ci n’attaquent Le Pen que sur les angles de raciste et de fasciste. Ils confondent l’individu et son projet politique.
La politique du FN n’est pas basée sur la race mais sur la préférence nationale.
Que je sache, Le Pen n’a jamais préconisé la fin du suffrage universel et l’interdiction des partis politiques.
L’ébauche du projet présidentiel de Le Pen, http://www.frontnational.com/doc_interventions_detail.php?id_inter=51
montre que nombre de ses propositions sont interventionnistes, donc proches de celles des autres partis… et des journalistes.
Intervention de l’état pour corriger les « inégalités et dysfonctionnements du marché », pour sauver «la France de la mondialisation ultralibérale», instauration d’une politique protectionniste afin de préserver les entreprises et les emplois, opposition à la guerre en Irak, voilà des thèmes chers aux tenants du politiquement correct.

You2

Cher Laurent, Cher Torreador et Cher Côme,

Je crois surtout, qu'il faut l'inviter, mais pour montrer à quel point ce parti est dangereux. Je veux dire par là, qu'il ne faut pas l'inviter comme l'a fait récemment Moati, ou bien encore, JJ Bourdin, avec une "délicatesse" incompréhensible...

Il faut se souvenir que la plus jeune génération d'entre nous, n'a pas connu "LE" personnage, celui qui niait la shoah, qui, en parlant des camps de concentration, parlait d'un "détail", qui affirmait son antisémitisme et sa xénophobie.

Si les journalistes l'invitent, d'accord, mais alors, qu'ils lui posent les vraies questions, qui le fâcheront, celles qui le mettront hors de lui, afin qu'il montre son vrai visage.

Ce parti, avec ou sans lui, reste, extrêment dangereux. Je suis moi-même d'origine étrangère (à 100 %) et nous sommes tous effrayés par ses discours.

Encore une fois, tant que les journalistes continueront à l'interviewer à la manière de Moati (là, c'était absolument sidérant), tant qu'ils feront en sorte de le rendre "sympathique" (à la manière de JJ Bourdin), il ne faudra pas s'étonner que cet individu, monte dans les sondages.

Par ailleurs, les militants de ce parti (j'ignore si vous en connaissez) ont des idées aussi dangereuses que les siennes, sinon, plus. Imaginez qu'ils soient un jour vos voisins...

Et il faut savoir qu'ils ne sont pas uniquement issus de classes sociales ouvrières. Beaucoup sont d'un niveau social élevé, et croyez moi, ce sont les pires.

Je suis d'origine polonaise (à 100 %) et là où je travaillais précédemment, un des associés appartenait à ce parti. Il n'était pas le seul, par ailleurs, notre dirigeant également, et d'autres... Pour ma part, je n'ai jamais entendu un discours aussi raciste à mon encontre, sur les polonais. Je me croyais revenu dans les années 40. J'étais stupéfait que des personnes puissent encore tenir de tels discours, de nos jours. C'était choquant !

Quant à leur antisémitisme, il existe bel et bien encore... C'est surprenant, tout ce qu'ils peuvent dire.

Je me souviens de ce même associé, qui parlait d'un collègue noir, disant que ce "nègre" ferait mieux de "retourner dans sa jungle". Ce collaborateur africain a d'ailleurs été licencié peu de temps après...

En me lisant, vous pourrez penser que j'exagère et ce sera légitime, pourtant, ce n'est pas le cas, bien malheureusement, et je maintiens que ce parti et son leader sont extrêmement dangereux.

Les journalistes doivent le savoir et pour nous aider, et aider la démocratie, ils doivent l'inviter et "le bousculer". C'est de cette seule manière que sa vraie nature reviendra à la surface.

Merci pour votre attention.
A+

You2

@ Côme :

Je viens de relire votre commentaire. Je suis entièrement d'accord avec votre analyse. Je partage totalement votre point de vue.
A+

You2

"La politique du FN n’est pas basée sur la race mais sur la préférence nationale."
dites vous Mad Max

Dans ce cas, pourquoi son leader a t'il tenu des discours particulièrement racistes, autrefois, antisémites, notamment, et xénophobes... Est-ce une vue de l'esprit ? N'a t'il jamais tenu de tels propos ? Et vous appelez cela, ... préférence nationale, vous ?

Je ne suis pas de votre avis.

Le danger est de banaliser à la fois ce parti, mais également, son leader.

Ce parti n'est pas un parti comme un autre. Ses militants ne sont pas des militants comme les autres.

Gilbert Sorbier

Comme le savent les « Bazinoux », la ligne politique que j’affectionne est celle des RADICAUX (Joseph Caillaux, Mendès, Rocard, Chevènement) et LE PEN n’est pas précisément ma tasse de thé.
Je n’ai jamais pensé que JMLP était raciste, d’après ce que j’ai lu, il est essentiellement CUPIDE. Rien d’autre que ses gros sous ne l’a jamais réellement motivé, mais chez les politiciens, c’est plutôt courrant !
Il faut reconnaître que ce qu’il dit actuellement est très proche de ce que pensent la majorité des gens y compris beaucoup de français d’origine margrhébo-africaine.
En fait, une fois mise de coté la peur panique qu’il inspire à la bullocratie, il ne lui manque plus guère qu’un programme économique réaliste pour être complètement crédible.
Heureusement pour nous qu’il reste autour de lui deux ou trois néo-nazis notoires pour continuer à paniquer les médias !
JMLP garde t’il sa « garde anti-juifs » pour s’attirer les faveurs musulmanes ?
Le plus grand atout de LE PEN, c’est la direction du PS et singulièrement Hollande, qui continue dans la bien-pensance, dans le politiquement correct, dans les projets économiques datant des 30 glorieuses, et a tellement de mal à se rapprocher du monde du travail !

You2

Cher Laurent Bazin, vous dites :

"Je pense également qu'on peut recevoir Jean-Marie Le Pen, lui poser des questions, lui apporter la contradiction, sans agressivité mais sans concessions. Est-ce une erreur ?"

"Sans concessions", c'est là l'important, en effet. Vous avez raison. C'est ce que j'attends des journalistes, pour ma part, quand ils interviewent JM Le Pen.

"Sans agressivité". Vous avez de nouveau raison, car il jouerait de cette agressivité, affirmant qu'il est une nouvelle fois, la "pauvre" victime...

Cela étant dit, je ne pense pas qu'il faille lui poser des questions, avec un éclatant sourire... Il faut faire la part des choses. Pas d'agressivité, certes, mais de la fermeté, oui.

A+

You2

"Heureusement pour nous qu’il reste autour de lui deux ou trois néo-nazis notoires pour continuer à paniquer les médias !"
dites vous Gilbert.

Croyez moi, ils ne sont pas que deux ou trois autour de lui, malheureusement. Si vous avez l'occasion de cotoyer des militants de ce parti, vous pourrez constater que ce n'est pas une vue de l'esprit, malheureusement...

Quant à son racisme notoire, (comme dirait Côme, je ne vais pas vous raconter ma vie), mais un de mes bons amis a fait toutes ses études (collège et Lycée à Saint-Cloud) avec sa fille (et ses filles) et pour ce qui est du racisme, c'est loin, très loin, d'être une invention des médias...
A+

seb

Je vous cite : Laurent Bazin "Je pense également qu'on peut recevoir Jean-Marie Le Pen, lui poser des questions, lui apporter la contradiction, sans agressivité mais sans concessions. Est-ce une erreur ?"

You2: "Sans concessions", c'est là l'important, en effet. Vous avez raison. C'est ce que j'attends des journalistes, pour ma part, quand ils interviewent JM Le Pen.

D'accord avec vous, et pour moi le "sans concession" s'applique à tous les hommes et femmes politiques comme vous l'avez fait, Laurent, avec Montebourg.

Gilbert Sorbier

Cher Laurent Bazin,
Tout ce que vous dîtes dans votre texte me paraît pertinent, je ne reviendrais donc pas sur vos commentaires. Il n'en reste pas moins que PERSONNE n'a intéret à un débat-duo contre lui (à part Bernard TAPIE).
Sarkozy n'a que sa grande gueule et zéro réalisation positive à opposer à Le Pen qui aurait beau jeu de lui envoyer la construction de mosquées aux frais des contribuables et sa poignée de main à Bush dans les dents.
Ségolène se ferait laminer et François ne ferait guère mieux.
@You2,
Je vous crois, quand vous parlez du racisme des gens qui entourent Le PEN, mais si vous saviez comme le racisme à l'envers règne en Banlieue !
Je vous ai déja raconté cette réflexion d'une petite copine Africaine de mon fils au moment des bus "flambés": "Si j'étais pas black, je voterais Le PEN".
Je ne défend pas LE PEN, je constate que la connerie de l'UMP et du PS à rester dans le politiquement correct nous ont ammené Le Pen là où ,il en est.
L'exemple le plus récent étant les hurlements de la caviar-bobocratie et de l'UMP contre G. Frèche.
Voilà un homme qui à toute sa vie défendu les Harkis, et qui un beau jour tombe sur 3 abrutis. Exaspéré, il les traite (maladroitement j'en conviens) de sous-hommes, il l'aurait fait qu'ils soient Noirs, Blancs ou Arabes. Et voilà, le club des hurleuses se déchaine !
J'ai 2 antillais dans ma famille très proche et ma petite fille (qui est en face de moi en ce moment) est Franco-Algérienne.
Alors j'en ai ma claque d'entendre les bobos hurler au racisme à tout bout de champs, eux qui seraient tellement choqués si leur fils choisissait une femme noire.

You2

@ Gilbert :

Entièrement d'accord avec vous, quand vous dites

"Alors j'en ai ma claque d'entendre les bobos hurler au racisme à tout bout de champs, eux qui seraient tellement choqués si leur fils choisissait une femme noire."

C'est très vrai ! Totalement vrai !

Je partage également tout l'ensemble de votre commentaire, l'intégralité. Vos propos sont très justes.

@ Séb :

Pareil ! Je ne peux qu'être d'accord avec vous et une nouvelle fois, je partage votre avis ! Et il serait bon que Laurent interroge tous les hommes politiques, comme il a brillamment interviewé Montebourg récemment.

Toreador

Intéressants débats. Je comprends la position de You2 mais également celle de gilbert. Je ne pense pas qu'un journaliste doive l'interviewer plus particulièrement "sans concession". Toute interview d'un homme politique devrait être "sans concession". Après, s'il dit quelque chose de particulièrement choquant, il faut le chercher dessus. Mais à trop vouloir mettre en place des embuscades, on lui dénie le droit de s'exprimer.
Pour ma part je le pense essentiellement démagogique. Lui-même ne croit pas en grand chose mais il s'est trouvé un fond de commerce.

You2

Oui, c'est clair Torreador, qu'il s'est trouvé là un fond de commerce, et ce, depuis des années...

FrédéricLN

Félicitations pour ce billet qui me semble à la fois réfléchi et instructif.

L'antipathie des journalistes et des directions / actionnaires (dont l'Etat, pour le service public) vis-à-vis de M. Le Pen, de ses thèses et de ses fréquentations a me semble-t-il une double conséquence :

* Hors campagnes électoral, un quasi-boycott, attesté pour la télévision, par les chiffres du CSA,

* Quand M. Le Pen ou un(e) des sien(ne)s est reçu, une grande ignorance et incompréhension (de lui et de ce que les gens pensent / voient de lui), conduisant à des questions peu instructives - et finalement, à le mettre en position de supériorité par rapport aux journalistes.

Le problème n'est donc pas d'accorder de la place à M. Le Pen, il faut le faire et étudier sérieusement son programme, son oeuvre et ses fréquentations pour lui poser des questions aussi courtoises qu'exigeantes ; le problème est de faire la même chose avec les deux favoris des sondages (et les autres) : leur accorder une place équitable et étudier sérieusement leur programme, leur oeuvre et leurs fréquentations pour leur poser des questions aussi courtoises qu'exigeantes.

Et évidemment, à la démocratie de trancher (aux Français pour ce qui relève de l'élection, aux juges pour ce qui relève du respect de la loi dans l'expression publique).

À la relecture, désolé pour la banalité de ce commentaire.

You2

@ FrédéricLN :

Je pense que les journalistes devraient étudier de plus près le programme du FN, en effet, pour être à même de poser les bonnes questions, celles qui dérangeront indéniablement son leader...

Parfois, quand j'entends certains journalistes, je me demande même, s'ils l'ont au moins lu une fois, car plusieurs projets contenus dans ce programme, sont tellement abérrants, que cela devrait, à la fois leur sauter aux yeux, mais aussi, les choquer !

Plus généralement, j'ai l'impression que certains journalistes, - car nous n'allons pas généraliser, quelques uns d'entre eux sont de bons journalistes et excercent leur profession avec passion et professionnalisme -, ne travaillent plus en profondeur, mais survolent bon nombre de sujets, croyant que nous, téléspectateurs, auditeurs ou lecteurs, sommes assez stupides, pour ne pas nous en apercevoir...

You2

Cher Laurent, je lis dans votre article :

"- on pourrait faire "la journée de", dit un participant..."

Si je puis me permettre, et en tant que téléspectateur tout à fait moyen ou citoyen lambda, on dira, je ne pense pas que ce soit là une idée formidable...

Vous savez, nous l'avons dit maintes fois, ce qui intéresse le citoyen, c'est le fond, et non, la forme. Alors, pour ce qui concerne les candidats, ce qui nous intéresse, c'est le contenu de leur programme, et non, le déroulé de leur journée, ou bien, encore, comme nous le montrait un reportage du JT sur iTélé et sur Canal, quelle est la marque de leurs vêtements !

Je crois sincèrement que le média, qui, un jour, traitera enfin du fond plutôt que de la forme, sera gagnant, en ce sens, qu'il intéressera le public, qui est plus que lassé des frous-frous, paillettes et de toute peoplelisation à outrance. Je crois surtout que ce média, se démarquera des autres médias, et cela ne peut qu'être positif, pour lui, et pour nous tous.

Si les médias continuent de croire, que le citoyen est plus intéressé par la forme, que par le fond, ils se trompent gravement et sont complètement dans l'erreur. Il n'y a que TF1 ou M6, entre autres, pour encore le croire réellement...

A l'heure actuelle, dans la conjoncture qui est la nôtre, nous recherchons la qualité, le bon sens, le professionnalisme, les compétences, l'intelligence, la vérité, etc. toutes ces valeurs aujourd'hui quelque peu oubliées, et cela vaut aussi bien pour nos hommes politiques, que pour nos médias.

Faites nous des sujets de fond, vous les médias, et cessez de ne vous cantonner qu'à la forme. Intéressez nous. informez nous, tout en nous instruisant, et soyez surtout, constructifs.

Arrêtez de nous parler que de faits divers et donnez nous, parfois, de bonnes nouvelles. Un journaliste de votre chaîne, disait l'autre jour, que l'information, c'est de parler "du train qui arrive en retard" et non pas, "du train qui arrive à l'heure...".

Je ne suis pas d'accord. L'information, c'est aussi de dire, par exemple, qu'on a trouvé un vaccin pour guérir telle ou telle maladie, et c'est de l'information. L'information, c'est aussi de parler de l'initiative de tel ou tel jeune de banlieue, pour améliorer la vie de sa cité, etc...

Etes-vous à ce point pessimistes de nature, vous les médias ou les journalistes, ou les rédacteurs en chef ou les directeurs de chaîne, pour ne nous parler que du négatif ? N'avez vous plus foi en la vie ? Pensez vous que ce soit là, la bonne solution, de ne jamais être constructif et d'oublier le positif ?

J'ai du mal à vous comprendre, vous les médias parfois, mais ce qui me rassure, c'est que nous sommes de plus en plus nombreux dans ce cas. Je ne suis donc pas seul...
Bon réveillon,
A+

Gilbert Sorbier

Toréador,
J'aimerais bien que vous me rappeliez votre adresse de blog que je n'ai pas mis en mémoire.

Je vais une fois de plus m’écarter du sujet du message de Laurent Bazin, pour vous faire part de ce qui m’énerve depuis ce matin : l’hypocrisie au sujet de la peine de mort.
Prenons l’exemple de tous les ex-gauchistes de tous bords (Gluksman, Finkelkraut, Koushner et consorts), tous farouchement contre la peine de mort.
Voilà la guerre de Bush en Irak qui se profile à l’horizon, et tout d’un coup l’esprit de synthèse déserte le cerveau de ces grands vertueux ;
Tout d’un coup le massacres d’innocents sous les bombes devient légitime !
Avec le recul ces chantres du massacre d’innocents sur l’autel du Dieu PETROLE, de la Déesse ARMEMENT (Calwell Group) et du St Esprit HALLIBURTON, continuent à justifier sans vergogne les 100.000 Irakiens morts.
Voilà où en est tombée la civilisation du colleur d’étiquette, du distributeur de lieux communs et de l’adepte du politiquement correcte :
Le même individu faisant partie de «l’élite» peut à la fois s’offusquer qu’on s’en prenne à un individu n’ayant rien d’un être humain (assassin et violeur d’enfant ayant avoué son crime notamment) ET justifier l’assassinat collectif de 100.000 personnes.
Peut-être vais-je vous paraître un peu sectaire, mais je n’aspire pas à avoir des gens de ce type parmi mes amis.

You2

Gilbert,

C'est là tout le paradoxe de ce type de personnages, qui, finalement, ne sont pas fiables, et surtout, changent d'avis suivant ce qui les arrange...
A+

You2

Gilbert, voici l'adresse de Torreador.

http://www.toreador.fr

A+

victoire

Monsieur Bazin,

Si j'ai bien compris, vos confrères et vous êtes pris dans un dilemme concernant Le Pen. Le respect de la démocratie républicaine ( la voix du peuple, les élections) d'une part, le respect de la démocratie d'opinion (lobbies, sondages, CSA) d'autre part.
Tout en combattant les idées de Le Pen, le respect de la démocratie républicaine a de loin ma préférence, pour au moins deux raisons. D'une part parce que la démocratie républicaine est supérieure à tout autre forme de démocratie. Elle est au demeurant, la seule consacrée par notre constitution. D'autre part parce que tout autre solution serait contre productive et on l'a vu en 2002.
Il me semble donc qu'il faille accorder à Le Pen, un temps de parole en fonction de ses résultats électoraux et non en fonction des avis des uns ou des autres. La question qui s'imposent alors est celle de savoir de quels résultats électoraux il s'agit ? Les présidentielles (17%) ou les législatives (comme le préconise le CSA) étant entendu que dans ce dernier cas, le FN n'est pas représenté à l'assemblée nationale. De toute évidence le temps de parole de Le Pen doit, par nature, partir de ses résultas aux élections présidentielles. Les enjeux de la première élection de 2007 concernent en effet des élections présidentielles et non des élections législatives. Les bulletins de vote n'indiquent d'ailleurs pas les noms des partis, mais bien ceux des candidats. Il est même arrivé que deux candidats issus du même parti soient concurrents aux élections présidentielles (Chirac et Balladur par exemple, tous deux membrs du RPR s'étaient affrontés aux élections présidentielles) et ce scénario pourrait encore se répéter si MAM devait se présenter au même titre que NS alors qu'ils sont membres du même parti politique. Lequel des deux bénéficieraient du temps accordés aux partis ? Tous les deux, aucuns des deux...
Fabriquer des règles sur mesure pour se donner bonne conscience serait, au delà de tout ce qui a déjà été écrit ci-dessus, dangeureux pour la démocratie elle même dont on ne voit, hélas,que trop qu'elle n'est que le plus mauvais des systèmes, comme l'avait souligné un ancien Président américain.
Pour ce qui me concerne, je suis toujours choqué quand les règles de la démocratie sont remises en cause. Je pense notamment en Algérie avec le Fis, ou encore à la Palestine avec le Hamas.
Le dernier mot doit toujours revenir la démocratie républicaine car elle seule tient de notre pacte commun.

Gilbert Sorbier

@You2,
Merçi pour l'adresse du Torero !

A +

You2


De rien Gilbert !
Et bonne corrida !...
A+

victoire

Désolé, il y a des coquilles dans mon dernier post. L'un d'eux, "démocratie le plus mauvais..." Il faut lire "le moins mauvais des systèmes". Merci

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L'auteur

  • A 40 ans, je co-anime depuis deux ans la matinale d'i>TELE aux cotés de Nathalie Iannetta.

    Avant de rejoindre le groupe CANAL+, je présentais le 18/20 d'Europe 1 et "Question d'actu" sur LCI. Ancien correspondant de TF1 à Washington et à Jerusalem, j'ai commencé ma carrière par le reportage.