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jeudi 30 novembre 2006

Commentaires

Gilbert Sorbier

Laurent Bazin, Pas grand chose à redire à ce que vous écrivez, juste un jugement de valeur et un niveau d'appréciation qui n'engage que vous.
1° Le jugement de valeur d'abord: "Sarkozy le surdoué"; tout dépend en quoi on le considère surdoué. Son propre frère a l'air de le considérer surtout "fort en gueule" et donc surdoué pour la com. et excellent tribun, pour l'action concrète tout reste à prouver.
2° Le niveau d'appréciation: "Ce peuple qui en veut tant aux deux camps traditionnels d'avoir ignoré ses préoccupations, ses inquiétudes, ses angoisses". Le peuple n'a pas de préoccupations il EST en dans le domaine de la survie. Ses inquiétudes sont dépassées il est en plein dans la peur permanente, car pour un Français d'en bas, la moindre contavention ou maladie est un drame, il diminue encore sa faculté de se nourrir normalement. Son angoisse permanente, ça oui, des incivilités quotidiennes des banlieues, de la régression du savoir vivre en société, des délocalisation etc. Pour conclure le peuple souffre de tout ce dont les électeurs de Mr Sarkozy condidèrent comme secondaire, banal ou même inventé de toutes pièces.

côme

Effectivement cette annonce est un non-évènement. Je pense d'ailleurs qu'il doit enrager des (nouveaux) débats internes de l'UMP qui l'ont empêchés, peut être, d'annoncer en même temps la date de son départ du gouvernement... évènement qui marquera vraiment le début de la campagne.

(Petite remarque pour M. Sorbier ; je ne pense pas que les éventuels électeurs qui feront le choix de M. Sarkozy considèrent les souffrances que vous évoquez comme des préoccupations secondaires. Voilà le genre de remarque qui, je pense, est dépassée depuis longtemps. Peut-on dire que les quelques 50% des français qui feront peut être le choix de M. Sarkozy seront à coup sûr les 50% les plus riches, ou les plus détachés des faits que vous nommez?).

Solidairenssome

A "Côme", Soit on diminue les impôts des friqués pour augmenter la "fracture sociale" et ça sert à nib de dire qu'on s'intéresse aux pauvres. Soit on fait le contraire. On peut pas continuer à faire croire aux fauchés que leur cause est prioritaire et continuer à distribuer les avantages aux boursiers et aux potes de BRETON. Dire qu'une remarque est dépassée pour casser la discussion quand ça les démange, c'est truc "vieux comme mes robes" que les friqués utilisent depuis toujours !
Pas sûr que ça marche encore bien longtemps. Pour une fois Sorbier se goure pas !

JJcale


Nous voterons pour Nicolas Sarkozy, aux élections présidentielles. Il n'a pas que des détracteurs.

Cordialement,

Des électeurs de droite.

côme

Ma remarque portait sur le fait que je ne pense pas que l'on puisse cataloguer si facilement 50% des français, que ce soit les électeurs de la gauche ou de la droite. Comme si la droite était, est et sera toujours la politique (ou l'idéologie) du riche et la gauche la politique (ou l'idéologie) du pauvre. Ce clivage gauche / droite me semble véritablement dépassé. On voit à ce propos que les politiciens eux-mêmes se sentent beaucoup moins à l'aise dans leurs discours tant ces anciennes cloisons se sont écroulées.
Je me doute que pour déchiffrer la géographie des partis il est beaucoup plus simple d'envisager les conflits d'idée sous cet angle mais je pense que c'est cette simplification qui tue le débat (ce que je ne cherchais d'ailleurs pas à faire en qualifiant l'argument de M. Sorbier de "dépassé").
Enfin je ne suis pas certain que la fracture sociale ne soit qu'une question d'impôts et c'est bien dommage car cela ferait longtemps que nos chers gouvernements auraient trouvé le moyen de la soigner!

JJcale

Merci pour votre précision, Côme.

Nous voterons peut-être pour François Bayrou, dans ce cas.

En devenant plus sérieux, votre remarque est juste. La droite, ce ne sont pas uniquement les riches, et la gauche, les pauvres. Il arrive que ce soit complètement le contraire, d'ailleurs.

Le clivage droite gauche doit disparaître. Il s'agit essentiellement de se préoccuper de l'intérêt de la France et des citoyens.

Gilbert Sorbier

Cher Monsieur Côme, Je suis 100% d'accord avec vous quand vous dîtes que les clivages traditionnels droite gauche n'existent plus. Les français d'en bas votent aussi bien chez le PEN et De Villiers que pour Mme ROYAL, le PC ou Besancenot. Personne n'a jamais dit que TOUS les électeurs les plus favorisés votaient pour Mr Sarkozy. Il faudrait vraiment faire preuve d'un manichéïsme primaire pour dire cela.
Par contre là ou vous êtes dans l'auto-suggestion, c'est de croire qu'on peut faire autrement que par la solidarité pour réduire la fracture sociale: TOUS LES PAYS DU NORD DE L'EUROPE, l'Allemagne, la Hollande etc. PRATIQUENT UNE REPARTITION PAR L'IMPÔT PLUS JUSTE QU'EN FRANCE: Je ne savais pas qu'il existait encore des personnes qui ignoraient ce FAIT.
Seule l'Italie connait ses différences de revenus après impôts comparables aux nôtres, j'ai du mal à croire que vous vous cachiez ce fait. En général ce sont plutôt les bourgeois bohêmes de DSK qui ferment les yeux pour pouvoir continuer à fuir la solidarité nationale !

JBA

Il est amusant de constater combien les hommes (et femmes) politiques sont emprisonnés dans de telles contraintes traditionnelles de formes, même ceux qui se disent en "rupture" !

Passage obligé donc : la déclaration de candidature (à la candidature en l'occurence), selon un cérémonial qui relève presque du "cliché" !

Mais que font les conseillers en communication pour que tout cela soit aussi plat, et capote le plus souvent au dernier moment ? Sans doute sont-ils eux aussi écrasés par le poids de la tradition...

A moins qu'il ne s'agisse que du dernier hommage à Jacques Chirac, ou un cadeau (empoisonné) d'anniversaire !

côme

Pour avoir auto-suggestion il faut au moins qu'il y aie suggestion! Je n'en ai fait aucune... J'ai juste dit que la fracture sociale n'est pas juste une question d'impôts, tout comme le problème des emplois n'est pas juste une question de charges sociales pesant sur le patronat... Je suis absolument d'accord pour dire que la solidarité est primordiale et je dirais même que c'est la pierre angulaire du socle républicain. Une fois cela dit il reste quoi?? Faire promettre aux patrons du CAC 40 d'être gentils et d'investir en France, faire jurer cracher aux voleurs de ne plus recommencer? La solidarité est un concept fort qui est très fascinant d'interroger pour construire une politique mais ça ne suffit pas. Les problèmes de notre société ne se résument pas ainsi : une cause = une conséquence = une solution. Et c'est ce que je voulais dire, on ne peut pas simplement croire que la pauvreté se règle uniquement par la question des impôts... Et je ne dis pas que ce n'est pas une donnée à prendre en compte ou une parie du problème...
Sinon:
- sachez que j'ignore plein de choses et je compte sur vous pour m'instruire dès que vous en aurez l'occasion.
- DSK c'est une marque de fringues?? :)

Pabrantes

Chers amis (et "es") certains commentaires deviennent illisibles. Trop de mots qui disparaissent ou d'abréviations réservées à une minorité éclairée.

Faut-il ne rien avoir à dire pour passer autant de temps sur une candidature que l’on connaît depuis 3 ans.

Je suis centriste, j’ai rejoint l’UMP pour soutenir Nicolas et pour faire en sorte que les actes de le droite aillent plus en faveur du soutient des plus faibles. Je pense que l’on peu faire évoluer la situation en faveur d’une meilleure répartition. La gauche a été aux commandes, elle a fait pire.

Je ne suis pas certain que l’augmentation des impôts puisse améliorer réellement la situation des plus pauvres. Quand verrons nous des citoyens se préoccuper de savoir pourquoi 75% de notre salaire passe en charge directe. Avant de parler de TVA sur nos achats, de taxes de plus en plus lourdes et d’impôts. ET plus si affinité.

Un budget d’état c’est comme une rivière. Si à l’embouchure, il n’y a plus d’eau, c’est qu’elle s’est dispersée trop vite. Il faut alors remonter jusqu’à la source pour comprendre pourquoi elle se disperse.
Je remonte petit à petit le budget de l’état pour comprendre où sont les fuites. J’ai par exemple découvert que la récolte de certaines charges coûte 10% de la valeur récoltée. C’est unique d’avoir un coût de récolte (A équipe et moyens constants) progresser linéairement. Certains services coûtent contentieux plus cher qu’il ne rapporte doit-on les conserver ? Ne pourrait-on pas réaffecter ces salariés de l’état dans d’autres services en manque de personnel ?

Voila le type de questions sur lesquels j’aimerai que l’on passe notre temps.

Malakine

Monsieur Bazin,
première remarque en forme de clin d'oeil. Sur un blog, quand on vise un sondage ou n'importe quelle information, on met un lien !
Sinon, sur Sarko, vous venez de me faire prendre conscience d'un autre facteur qui fera qu'il ne pourra jamais être élu, après son agitation, son instabilité doctrinal, sa fascination pour les états unis ... Il est viscéralement parisien. Son fief est dans les hauts de seine et il a été élu à 28 ans maire de la commune la plus riche de France.
On a effectivement pas tout à fait le même point de vue sur le monde, et notamment la mondialisation quand on vit à paris dans dans une région de vieille industrie.

@ tous

Pour info, Le "policier du PSG" impliqué dans une dénonciation mensongère...

http://www.lefigaro.fr/france/20061130.WWW000000334_le_policier_du_psg_implique_dans_une_denonciation_mensongere.html

Faut-il le croire dans la dernière affaire? Attendons le témoignage de Mounir, le blessé.

Pascal L.

Une Présidentielle ne se gagne pas à Paris ? L'équipe Royal semble en tout cas l'avoir compris depuis longtemps, ce qui rend d'autant plus "suspecte" (pour ne pas dire mal venue) la manière dont l'équipe Sarkozy a choisi d'annoncer la candidature de son champion.

Sarko pouvait tout faire mais pas çà.

En fait, à chaque jour qui passe j'ai l'impression que la "Ségo's Team" marque des points (avec, il est vrai, un effet de levier de la part de nombreux médias pour qui Ségolène est d'abord une très bonne vendeuse de JT et de papier), alors que la "Nico's Team" collectionne les bourdes.

Petites bourdes, d'accord, mais pendant qu'on les empile et qu'on essaie de rectifier le tir, le plus souvent sans vraiment y parvenir... l'heure tourne !

La notion de "rupture tranquille", par exemple, est un bon exemple de bourde caractéristique de la "Sarko's Team" : un changement de discours impromptu, sans réelle justification (autre qu'électorale), et sans nul doute beaucoup plus risqué qu'autre chose, car tout le monde connaît la personnalité enflammée, voire emportée de Sarkozy (que l'on n'a pas appelé l'excité de la Place Beauvau par hasard), personnage qui de toutes façons "ne peut pas coller" avec ce type de slogan mitterrandien à un centime d'Euro.

La rupture tranquille c'est quoi... ? C'est quand tu déchires doucement quelque chose ? C'est quand tu casses un objet mais que tu le fais avec moultes précautions ? C'est quand tu dis aux gens que tu vas changer tout mais que surtout ils ne s'affolent pas, car tous les changements vont s'opérer si lentement qu'ils ne se rendront compte d'absolument rien ?

C'est quoi cette connerie ? La "rupture tranquille", c'est l'équivalent de l' "ordre juste" de Ségolène ou quoi ? C'est un nouveau jeu ? Un concours peut-être ? J'invente une phrase ou une expression qui ne veut strictement rien dire et je l'emploie pour résumer mon projet pour la France ?

"M'enfin", comme dirait Gaston.

Voilà un homme qui veut nettoyer les cités de banlieues au Kärcher, "au propre comme au figuré" et qui, après réflexion... plaide en faveur d'une rupture tranquille ?

Voilà un homme qui, du fait de sa position de Ministre de l'Intérieur, a été largement éclaboussé par l'affaire des sans-papiers du gymnase de Cachan et qui veut faciliter aujourd'hui l'intégration des "nouveaux Français" ?... Alors même qu'une très large part des Français de souche sont déjà dans une merde noire depuis des années ?

Chômeurs, pauvres, habitants de cités HLM qui ne peuvent plus dormir la nuit à cause du bruit, salariés qui n'ont pas les moyens de se soigner, jeunes BAC + 5 travaillant dans les Mac Do' où on leur fait miroiter un poste de Manager avec un grand "M", mais qui en attendant continuent de tremper des frites dans des bains d'huile 10 à 12 heures par jour, salariés de Toys'R'Us qui doivent décharger des camions pour rester en poste même quand cela ne figure nulle part dans leur contrat de travail...

Dis, Nico, tu veux vraiment que je te la montre "ma" France ? Tu veux me suivre un jour dans un magasin où je vais avec ma femme et où je n'achète jamais rien ? Au bout d'un moment tu vas me dire "ben pourquoi tu viens dans ce magasin alors ?". Et alors je te répondrai "ben j'accompagne ma femme... elle travaille, elle... moi ça me fait une sortie... bon d'accord, il y a des choses dont j'ai besoin ou d'autres qui me font envie, mais çà je n'ai pas les moyens, çà non plus, çà non plus, çà non plus, çà non plus...".

...

Voilà un homme qui veut faciliter les créations d'entreprises mais qui reste coi et les bras ballants quand les entreprises françaises les plus connues dans le Monde jettent leurs salariés comme des papiers gras (ou comme des merdes c'est comme on veut) pour aller s'implanter à l'étranger, là où les esclaves sont (tout de même) moins onéreux ?

Petit aparté : dis, Nicolas, on habite dans le même pays oui ou merde ? Tu crois vraiment que ça fait sérieux tout çà ?

... Avant de songer à changer les mots ou à modérer ses idées qui sont, soit dit en passant, la source d'inspiration de son (ancien puisqu'il est en train de changer) électorat potentiel, Nicolas Sarkozy devrait réfléchir très sérieusement aux résultats probables de tous ces petits bouleversements (changements de discours et d'attitude) : on le taxait déjà de populisme, il est en train de prouver qu'on avait sacrément raison !

Annoncer sa candidature dans l'Eclaireur du Cantal et dans les Dernières Nouvelles de Brie-Comte-Robert mais pas dans le Parisien et pas davantage dans le Figaro ni dans le Monde... Ca rime à quoi ?

En tout cas c'est un jeu vraiment dangereux à mon avis, et qui va lui coûter cher, sans doute dès les premiers sondages qui vont suivre l'annonce de sa candidature.

Les rigolos qui conseillent Sarko ne comprendront sans doute (comme d'habitude) rien à la chute de Nicolas dans les sondages, mais ils auront toute leur vie pour essayer de se recaser autre part... une fois l'élection perdue.

Sarkozy se rend-il seulement compte qu'il commence à miser beaucoup (trop ?) sur une stratégie de communication dont même les grabataires du P.S. ont compris, de façon assez violente, qu'elle était suicidaire en 2002 ? A priori non. Pas une seconde.

Le problème du moment pour Sarkozy, c'est qu'il ne veut plus être Sarkozy. Et ça ce n'est pas bon du tout. Ca amène à dire et à faire beaucoup de petites conneries, çà amène à créer de merveilleuses légendes, qui tiennent même presque debout, comme la merveilleuse légende du pays où "tout peut devenir possible" : déjà totalement obsolète comme idée !

Les chômeurs de longue durée qui cherchent du travail mais qui n'en trouvent pas, les salariés de 50 ans qui se font licencier sans espoir de retrouver un emploi, les étudiant(e)s dont certain(e)s se prostituent pour payer leur loyer, les salarié(e)s qui après des années d'attente pour un logement habitent toujours dans une caravane (quand ce n'est pas au bord du périphérique), les retraités qui ne bouffent plus que des pâtes ou du riz, les mères qui n'ont plus les moyens de se faire soigner si elles veulent que leurs gosses mangent de la viande deux fois par semaine, ou encore les titulaires d'un Mastère et d'une Maîtrise de Marketing comme moi qui entâment leur troisième année de chômage... Tous ceux-là savent DEJA que tout peut devenir possible... dans ce pays de merde !

Ils n'ont pas eu besoin de Nicolas Sarkozy pour s'en rendre compte, et je pense qu'aujourd'hui, comme moi, ils n'attendent STRICTEMENT RIEN de Nicolas Sarkozy, ni de Ségolène Royal d'ailleurs. Et pour cause... Visiblement, on n'habite même pas sur la même planète !!!

J'ai envie de leur dire qu'ils ont raison. A toutes celles et à tous ceux qui n'attendent rien de Nicolas ni de Ségolène.

Il n'y a RIEN à attendre de gens qui ne parlent que de "projets" et d' "engagements", quand la France, LA MIENNE, ne réclâme que des "OBJECTIFS" et des "RESULTATS" !

Pascal, 37 ans, chômeur depuis 3 ans. Mastère en Marketing Stratégique et Management Commercial. Maîtrise de Vente et de Marketing Opérationnel. BTS Action Commerciale. Baccalauréat Série A1. A servi la France pendant 10 mois. Dans la plupart de ses boulots, a obtenu des résultats que personne n'avait jamais obtenus auparavant, ce qui lui a valu d'être... éjecté à plusieurs reprises !!! Pas un sou sur son compte en banque, ni aucune possession qui mérite d'être signalée. Ne milite dans aucun parti (mais était-il besoin de le préciser ?).

PaTmy

Selon vous, quel est la personnalité politique qui serait le plus efficace, si ce n'est ni Ségolène Royal, ni Nicolas Sarkozy ?

François Bayrou ?

La période est difficile, et encore plus pour les chômeurs, c'est certain. Nicolas Sarkozy, peut, à notre avis, sortir la France de là où elle se trouve. Accordons lui notre confiance.

Charles

Quelques propositions disons heu gauloises à nos hommes politiques en cette journée de lutte si particulière...

Gilbert Sorbier

Cher Côme, Je suis ravi que vous admettiez que la solidarité "peut faire partie du problème". Je suis chef d'entreprise depuis 25 ans, un patron concerné par ses employés et qui considère qu'un patron ne devait pas gagner plus du triple de ses employés les moins biens payés. Un patron qui s'arrache les cheveux d'avoir à signer tous les trois mois un montant de taxes sur les salaires quasi identique aux salaires eux mêmes ce qui interdit toute embauche de "comfort".
Un patron qui se désespère que l'état ne lui prenne que relativement peu d'impôts sur les bénéfices et encourage les écarts de salaires indécents en n'adoptant pas de barèmes des charges progressives.
La "JUSTICE PAR L'IMPÔT" est une règle généralisée en Europe et dans une économie "à l'arret" comme la nôtre, je ne vois pas par quel autre moyen on peut réduire la fracture sociale.
Je vois dans ce blog de privilégiés accrochés à leurs privilèges qu'on se sert allègrement des phrases toutes faites du style "il vaut mieux faire grossir le gateau plutôt que le partager". Le réalité à changée, il faut se réveiller: LES SEULS GATEAUX QUI GROSSISSENT, SONT LES GÂTEAUX CHINOIS ET HINDOUS.
Alors bien sûr, comme le dit Pabrantes, ont peut rationnaliser certains secteurs ou le gaspillage est insensé. MAIS dans le contexte mondial actuel, on ne peut faire l'impasse NI sur la solidarité nationale NI sur la détaxation du travail pour relancer l'emploi. Qu'on le veuille ou non les deux facteurs passent par une refonte totale de la socio-fiscalité. Je ne voterai pas pour un candidat qui serait resté en 1975, à croire qu'on peut "reconquérir le monde" sans oser faire les réformes drastiques que nous sommes les seuls avec l'Italie à ne pas avoir encore éffectueés en EUROPE.

Gilbert Sorbier

Cher Côme, Je suis ravi que vous admettiez que la solidarité "peut faire partie du problème". Je suis chef d'entreprise depuis 25 ans, un patron concerné par ses employés et qui considère qu'un patron ne devait pas gagner plus du triple de ses employés les moins biens payés. Un patron qui s'arrache les cheveux d'avoir à signer tous les trois mois un montant de taxes sur les salaires quasi identique aux salaires eux mêmes ce qui interdit toute embauche de "comfort".
Un patron qui se désespère que l'état ne lui prenne que relativement peu d'impôts sur les bénéfices et encourage les écarts de salaires indécents en n'adoptant pas de barèmes des charges progressives.
La "JUSTICE PAR L'IMPÔT" est une règle généralisée en Europe et dans une économie "à l'arret" comme la nôtre, je ne vois pas par quel autre moyen on peut réduire la fracture sociale.
Je vois dans ce blog de privilégiés accrochés à leurs privilèges qu'on se sert allègrement des phrases toutes faites du style "il vaut mieux faire grossir le gateau plutôt que le partager". Le réalité à changée, il faut se réveiller: LES SEULS GATEAUX QUI GROSSISSENT, SONT LES GÂTEAUX CHINOIS ET HINDOUS.
Alors bien sûr, comme le dit Pabrantes, ont peut rationnaliser certains secteurs ou le gaspillage est insensé. MAIS dans le contexte mondial actuel, on ne peut faire l'impasse NI sur la solidarité nationale NI sur la détaxation du travail pour relancer l'emploi. Qu'on le veuille ou non les deux facteurs passent par une refonte totale de la socio-fiscalité. Je ne voterai pas pour un candidat qui serait resté en 1975, à croire qu'on peut "reconquérir le monde" sans oser faire les réformes drastiques que nous sommes les seuls avec l'Italie à ne pas avoir encore éffectueés en EUROPE.

côme

M. Sorbier, j'ose à peine répondre ayant l'impression que nous somme depuis un moment hors du sujet initial . J'espère que M. Bazin aura l'occasion de parler sur ce blog de la solidarité, de l'emploi et de tous ces sujets qui seront (je le souhaite tellement) à l'origine d'un vrai débat entre les différents candidats. Je suis impatient, par exemple, d'avoir les opinions de Ségolène Royal à propos de laquelle le reportage ("Candidats") diffusé sur Canal+ mercredi dernier m'a définitivement convaincu qu'elle n'a ni la carrure, ni les qualités d'un chef d'Etat. Je suis encore hors-sujet là!!:)

You2

Toujours d'accord avec vous, Côme.

Gilbert Sorbier

Cher "Côme",
La particularité d'un blog est que l'on y continue des discussion "hors sujet" par rapport au message de départ en l'occurrence celui de Mr BAZIN.
Voyez-vous notre différence principale est que je n'ai jamais d'avis définitif.
C'est ainsi qu'hier soir chez la Chabot, j'ai été convaincu que Nicolas était génial et disait des choses justes sur de nombreux sujets, alors que je suis plutôt centre-gauche de nature. Ce fait ne m'ayant pas empêché de voter à droite quand je pensais que la gauche-caviar était la pire option possible! Ne pas avoir d'idées préconcues et être capable de changer d'avis jusqu'au dernier jour (si un évènement important intervient) me paraît être la condition nécessaire et suffisante de l'honnêteté intellectuelle. Si nous ne sommes pas susceptible de changer d'avis, alors pourquoi engager le dialogue: Je vous le demande ?

Zbigniew

Nicolas Sarkozy a-t-il réussi sa déclaration ou au contraire "raté son entrée ", comme l'écrit Libération,
qui ne manque pas d’air, sachant que ce journal est à l’origine de la fuite. Je n’apprécie vraiment pas ce qu’a fait Libé, bien qu’honnêtement, cela n’ait aucune espèce d'importance. Mais s’approprier le travail de ses confrères c'est considérer la PQR comme une presse de second niveau. Mais je ne suis pas rancunier et je leur souhaite bon vent avec Laurent Joffrin qui a du pain sur la planche pour essayer de sauver ce qui reste de Libé. Il a d'ailleurs raison quand il dit dans un entretien au Point, je le cite "Je veux en finir avec une certaine arrogance médiatique. Nous mènerons des campagnes sur nos valeurs". Bonne chance.
Il serait d'ailleurs grand temps que les journalistes des quotidiens nationaux, mais également les autres médias parisiens, aillent de temps à autre en France, je veux dire aller au-delà du périphérique pour se rendre compte que les reste du pays est peuplé de 58 038 327 provinciaux.

Pascal L.

Je vois dans les commentaires précédents un avis et aussi un état d'esprit qui dominent chez tous les participants, dont je comprends et dont je ne peux que partager la hargne et l'impatience : nous, Français, avons besoin de tout... sauf d'une rupture "tranquille" ! A présent, il est plus que temps de trancher dans le vif ! Et si la question m'était adressée (cf. plus haut), alors je réponds que je voterai pour le candidat qui aura le hachoir le mieux affûté. Autant dire que les dés sont déjà pipés ! En cas de second tour, quoiqu'il arrive je ne pourrai jamais, en conscience, voter pour Ségolène Royal, pour les mêmes raisons que celles évoquées plus haut par Côme et par Gilbert Sorbier. J'adhère totalement à leurs derniers commentaires sur chacun des deux candidats.

Gilbert Sorbier

Pascal L. J'admire pleinement la vituosité de votre prose analytique comme l'accuité de votre constat d'échec concernant les résultats obtenus par 25 ans de rêgne des duettistes maudits, je veux parler du PS-caviar et de l'UMP. Pascal, vous dites n'attacher d'importance qu'aux résultats et aux objectifs.... moi aussi.
Vous ne pouvez donc pas éliminer à priori un candidat qui n'a pas encore dévoilé ses objectifs ni les résultats qu'il en attend.
Un "adulte vacciné" ne devient pas un partisan d'un candidat, il se contente de voter pour le candidat dont les choix prioritaires se rapprochent le plus des siens propres, à la veille du scrutin.
En tant que gestionnaire de ma propre entreprise pendant 25 ans, je sais parfaitement quels sont les blocages institutionnels qui m'empêchaient d'embaucher. Hors l'embauche conditionne l'emploi, qui conditionne le commerce extérieur, la reprise économique et le financement des 100 milliards d'Euros supplémentaires pour assumer LA RUPTURE.
Car la RUPTURE dont tout le monde parle c'est ça ! C'est la possibilité d'enfin pouvoir financer les grands chantiers indispensables à recontruire les grands corps de l'état en état de décomposition et en premier l'enseignement et la justice !

Pour moi, tout est clair: Le premier candidat à comprendre que RIEN ne se fera sans commencer par le "nerf de la guerre" pour financer le reste sera celui qui aura mon vote, que cela soit Bayrou, Sarko ou Ségo.
Si personne ne comprend que RIEN ne peut se faire sans le transfert de tout ou partie des charges salariales sur d'autre moyens de financement (TVA sociale, bénéfices, revenus, produits de luxe, j'en passe et des meilleurs).......... alors je ne voterai pour personne !

côme

M. Sorbier... encore une fois je suis d'accord avec vous. C'est vrai... comment ne pas l'être quand vous dites :
"l'embauche conditionne l'emploi, qui conditionne le commerce extérieur, la reprise économique..."
Je crois juste que cela équivaut à dire: "dans une monde parfait tout irait bien". Je ne suis pas économiste mais ça me rappelle cette théorie selon laquelle le marché est, par principe, vertueux. Est-ce le cas?
Non je ne voterai pas indiféremment pour Sarkozy, Bayrou ou Royal (et je ne suis pas pour autant un proche d'Ignace de Loyola :)) car l'économie n'est pas la seule réponse à tous les problème de notre société. Je suis convaincu que reléguer d'autres sujets primordiaux comme de simples conséquences de nos difficultés économiques c'est commettre une erreur qui dure depuis trente ans.

Pascal L.

Je comprends votre position de chef d'entreprise Gilbert (réduction des charges salariales pour relancer l'embauche), mais vu du côté du demandeur d'emploi qui rencontre des décideurs le plus souvent incapables de simplement formuler leur besoin lorsqu'il n'y a qu'un seul poste à pourvoir (!), je ne peux pas vraiment partager votre enthousiasme... Il y a dans ce pays un vrai problème de mentalités et de perception de la valeur de base qu'est le "travail", seule valeur à mes yeux susceptible de relancer l'économie. Sarko me séduit lorsqu'il parle de travail, de mérite et de valeurs assimilées, mais en même temps, Sarko n'a vraisemblablement pas la moindre idée de ce qu'il se passe actuellement dans la majorité des entreprises françaises, où le travail est devenu une simple extension de la "vie domestique" ! Dans un pays où presque personne n'a vraiment envie de bosser, quitte à gagner moins d'argent (un effet très pervers mais aussi très logique de l'application des 35 heures), mon intime conviction est qu'il ne servirait strictement à rien d'avoir plus d'argent à injecter dans l'économie. Il pourrait être beaucoup plus utile de s'attaquer aux réels problèmes que sont l'inutilité complète de l'ANPE dans sa forme et dans ses modes de fonctionnements actuels, ou la "flexibilité" telle que la conçoivent les nombreux groupes d'intérim (et autres) qui mettraient la clé sous la porte demain matin si les entreprises françaises respectaient simplement le Code du travail !

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  • Parce que l'actualité ne s'arrête jamais, je vous propose de partager ici mes commentaires, de réagir aux infos glanées "off" et surtout de débattre ensemble, sans tabou.

    Langue de bois interdite, coups de gueules bienvenus...

L'auteur

  • A 40 ans, je co-anime depuis deux ans la matinale d'i>TELE aux cotés de Nathalie Iannetta.

    Avant de rejoindre le groupe CANAL+, je présentais le 18/20 d'Europe 1 et "Question d'actu" sur LCI. Ancien correspondant de TF1 à Washington et à Jerusalem, j'ai commencé ma carrière par le reportage.